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mercredi 8 novembre 2023

Le Club des Vampires Tricoteurs, tome 1 : Crocs et Accrocs - Nancy Warren

Le Club des Vampires Tricoteurs, tome 1 : Crocs et Accrocs (The Vampire Knitting Club) - Nancy Warren

Des vampires qui tricotent. Une sorcière trouble-fête. 
Qui a tué Mamie… et d’abord, est-elle vraiment morte ? 
À mi-chemin entre un passé effroyable (Todd le crapaud) et un futur incertain (elle n’est pas tout à fait sans abri, mais c’est tout comme), Lucy Swift part à Oxford pour rendre visite à sa grand-mère. Elle envisage de reprendre des forces avant de décider quoi faire de sa vie. Avec l’amour inconditionnel de Mamie et son magasin de laine, Tricotti Tricotta, les conditions seront idéales pour ne pas céder aux idées noires. Elle a bien l’intention de se jeter à corps perdu dans les activités manuelles. 
Et quand on parle de corps perdu, il semblerait bien que ce soit le cas de Mamie. La pauvre grand-mère est morte. Enfin, plutôt morte vivante, quoiqu’il y ait bien un certificat de décès. Et un testament qui lègue le magasin de tricot à Lucy. Magasin auquel tout le monde semble accéder sans utiliser la porte... y compris Mamie, aussi pimpante que jamais et déterminée à tricoter des pulls à la vitesse de la lumière jusque tard dans la nuit. Mais que se passe-t-il au juste ? 
Quand Lucy découvre que Mamie n’est pas morte paisiblement dans son sommeil, mais qu’elle a été assassinée, elle ne peut pas vraiment traduire le meurtrier devant la justice sans révéler qu’il n’y a pas de cadavre dans la tombe. Entre un vampire canon âgé de six cents ans et un inspecteur de police séduisant, tous deux à ses petits soins, Lucy se rend compte que la vie est bien plus compliquée qu’un cardigan à torsades. 
Le seul qui semble savoir ce qui se passe est son chat... magique lui aussi ?

Note : 3 / 5

Je n'ai pas pu m'empêcher de repartir avec ce livre lorsque je l'ai trouvé dans mon Emmaüs tant je l'ai trouvé kitsch à souhait. Je n'attendais pas grand chose d'un livre avec un titre pareil et je dois dire que cette lecture a été exactement ce que j'avais imaginé. Ce livre est vraiment parfait entre deux grosses lectures. C'est léger et sans prise de tête et ça m'a bien mis dans l'ambiance d'Halloween.

Alors oui le style est extrêmement simple (et écrit à la première personne grrr) et les événements s'enchaînent un peu trop facilement mais franchement, ça se lit. J'ai plus été dérangée par la façon dont la plupart des personnages masculins deviennent instantanément matière à romance et par leur description et la façon dont le personnage principal a envie en même pas 5 min de leur tomber dans les bras. Lourd.

Niveau fantastique c'est encore une fois très classique. Les vampires ne sont pas très intéressants (pour l'instant ?) et pas du tout menaçants. Les agents immobiliers qui viennent tels des vautours voir Lucy pour essayer d'acheter le magasin m'ont semblé plus terrifiants. Il y a plein de petites choses comme ça qui sont bizarres, déséquilibrées ; un exemple qui me vient en tête est la façon dont réagit la mère de Lucy lorsqu'elle lui annonce la mort de la grand mère. Limite rien à faire.

On finit par lire sans vraiment lire tant tout s'enchaîne facilement. Il n'y a aucun sentiment d'urgence ou de peur, alors qu'on est quand même censé lire un cosy mystery avec des vampires et autres choses mystérieuses.

Ca se lit vite, c'est sans prise de tête, mais ça ne renouvelle clairement pas le genre et je vais sûrement vite oublier cette lecture. Je ne suis pas forcément attirée par lire la suite non plus (surtout qu'il y a 13 tomes !!) mais c'était tout à fait ce à quoi je m'attendais d'un livre sur des vampires tricoteurs à Oxford.


The Vampire Knitting Club
AUTOEDITION

mercredi 6 avril 2022

Meute - Karine Rennberg


Meute  - Karine Rennberg

Roman atypique lycantrope, Meute suit Nathanaël, Val et Calame. Si le premier est un loup-garou né de la violence et la solitude, le second est un humain à qui l'on a volé la voix alors que le troisième est un loupiot traumatisé, incapable d'accéder à la moindre autonomie. Ce récit fantastique est avant tout celui d'une tranche de vie, de ce moment où tout bascule entre le noir et la lumière. Karine Rennberg est une autrice nantaise. 
Elle taille ses personnages dans la pierre en nuance de gris, de ceux à porter du sang en parure pour vous emmener dans les recoins sombres de l'imaginaire lupin.

Note : 3 / 5

Alors que j'ai entendu que du bien sur ce livre, je dois malheureusement dire que de mon côté il m'est complètement passé au dessus. J'ai adoré le style qui m'a vraiment changé de ce que j'ai l'habitude de lire, mais j'ai trouvé que le récit était vraiment lent et ne décollait jamais vraiment.

J'ai d'abord été prise au dépourvu par le style. Ecrit à la deuxième personne du singulier, le narrateur se focalise sur un personnage puis un autre d'une manière vraiment très particulière dont je suis au final tombée amoureuse. Un style franchement étonnant et frais que je n'avais encore jamais lu. Par contre j'ai trouvé dommage que les points de vues changent aussi rapidement. Je me suis parfois emmêlé les pinceaux et oubliais quel personnage on suivait. Et je m'attendais également à ce que le récit soit plus dur, plus cru mais au final c'est vraiment très sage...

Le changement de personnage se double aussi de trop nombreuses ellipses. Arrivé à la fin du livre, j'avais même le sentiment que l'auteure nous narrait les choses les moins importantes, s'intéressant toujours aux mêmes choses (à savoir la relation entre les personnages) et laissant le reste de côté sous forme d'ellipses.

Et la relation entre les différents personnages est à la fois la force de ce livre mais aussi sa faiblesse. Oui, c'est fort, touchant et très humain ; l'aspect meute et loup-garous est super intéressante et vraiment bien faite, mais j'ai trouvé l'évolution des relations tellement longue ! Et je veux bien comprendre que Calame a été complètement traumatisé par ce qui lui est arrivé, mais le rabâcher sans arrêt n'était pas franchement nécessaire selon moi. C'est bon, on a compris, cela va mettre du temps, il est flippé par tout, c'est bon, passons un peu à autre chose maintenant.

Et malheureusement, en plus des relations qui n'évoluent pas très vite, la plupart des éléments à suspense du récit m'ont semblé vraiment prévisibles. On comprend très vite ce qui est arrivé à Calame et on se doute bien sur que c'est aussi ce qui est probablement arrivé aux loups disparus. J'ai donc vraiment trouvé le récit plat, et mêmes les arènes de combats auxquelles participent les personnages pour gagner de l'argent ou rembourser leurs dettes n'ont pas su m'intéresser. Pour les personnages, ces arènes sont presque une habitude, il n'y a pas vraiment de sentiment d'urgence, de stress ou de peur... et pourtant ces arènes sont parfois des battle royales ou seul le gagnant ressort vivant. J'ai continué en espérant qu'il arrive quelque chose à la fin, la meute de Nath commence en effet à trouver son équilibre, mais c'est tout...

J'ai vraiment l'impression d'être passée complètement à côté de ce livre. Et c'est vraiment dommage car le style est unique, les relations entre les personnages sont intéressantes, les problèmes et troubles abordés sont importants et j'ai adoré le naturel de toutes les relations qu'elles soient amoureuses, fraternelles, de meute, gays ou amicales, mais le récit n'a jamais décollé selon moi et je me suis malheureusement beaucoup ennuyée...


Meute
20,90€ / 568 pages / 9782376864387

mercredi 7 juillet 2021

La brigade du surnaturel - Floriane Impala #PLIB2022

La brigade du surnaturel, tome 1 - Floriane Impala

La vie de Claire Desfontaine bascule quand un inconnu s'introduit dans son appartement. Il l'embarque dans sa berline pour un road trip sanglant vers les limbes. Envoyé par le maître des enfers pour résoudre une affaire de meurtre, son ravisseur est bien décidé à faire de la jeune femme, inspectrice de la Brigade de la magie et du surnaturel, sa coéquipière.

Note : ABANDON

J'aurais du m'en douter en découvrant la couverture de la version epub qui fait très romance paranormale (ce que le livre est à 100% contrairement à ce que je pensais) mais ce livre n'est pas du tout ce que j'aime lire. J'ai décidé d'abandonner au bout d'une centaine de pages.

Pourtant, dès le premier chapitre, je me suis rendue compte de mon erreur : déjà, le livre est écrit à la première personne du singulier, ce que je n'aime pas spécialement, et ensuite, dès les premiers chapitres, le sexe et la romance sont au rendez-vous. On comprend dès l'apparition de ce fameux personnage ultra sexy qui va devenir son coéquipier, que le jeu de séduction va être sans cesse au centre du récit, et, franchement, ça ne m'intéresse pas du tout.

J'ai pourtant trouvé l'univers intéressant, avec cette magie qui peut contaminer et rendre fou, puis cet autre univers où vivent des créatures tout droit sorties de mythes connus. Sauf que l'auteure a décidé de peupler cet univers uniquement par des créatures belliqueuses qui appuient une nouvelle fois sur le côté romance de l'histoire... J'ai trouvé ça franchement lourd et parfois gênant.

Je pense que ce livre plaira complètement aux amateurs du genre... ce que je ne suis clairement pas ! Je ne dis pas, il faut parfois sortir de ses habitudes, mais là lire ce livre m'a tout simplement conforter dans le fait que ce n'est vraiment pas le genre de lecture que j'apprécie.


La brigade du surnaturel
18,90€ / 605 pages / #ISBN9782376863571

mercredi 17 juin 2020

Les chaînes du silence - Celine Chevet #PLIB2021


Les chaînes du silenceCeline Chevet

Après avoir sauvé la vie d’un vampire, Nathanaël est contraint de fuir son village. Réfugié au plus profond de la forêt où ces créatures gardent les ombres, il est adopté par l’une d’entre elles qu’il nomme Kael, scellant ainsi son destin. 
Malgré sa nouvelle condition d’animal domestique et le silence permanent de son maître, Nathanael observe la communauté qu’il intègre et dont il ignore tout. Pour la première fois, il apprend à contempler ces espaces immenses qui isolent les hommes et abritent les Bêtes, ces créatures issues d’un autre temps. 
Lui, l’humain fragile et sensible, symbolise tout ce que les vampires immortels ne regardent plus. Mais parce qu’il choisit de s’attacher pleinement à son maître, leur vie en est bouleversée. De ces chaînes nait un espoir. La liberté. Pour tous les deux.

Note : 4,5 / 5


Gagnante du PLIB2019 avec La fille qui tressait les nuages, j'étais depuis vraiment curieuse de découvrir cette auteure. C'est finalement avec son dernier livre, Les chaînes du silence, que j'ai pu apprécier la plume de Celine Chevet pour la première fois et lire une histoire de vampires vraiment pas comme les autres.

Oui, une histoire de vampires, encore. Sauf que je n'avais jamais rien lu de pareil. Celine Chevet bouscule pas mal de choses au sujet des vampires pour en créer une nouvelle race propre à cette histoire. Ils sont vulnérables à la lumière et à l'argent, ont besoin de sang pour survivre et ressemblent physiquement aux vampires de l'imaginaire commun, mais l'auteure a réussi à créer quelque chose de vraiment beau et unique dans son livre. C'est assez difficile d'en parler car il y a une dimension assez abstraite à leur existence. Les vampires sont tous reliés entre eux, sont capable de franchir l'entre monde pour se téléporter, ils se parlent par une sorte de télépathie musicale et vivent en société assez complexe. J'ai trouvé tout ça vraiment original et intéressant.

Dans le monde des Chaînes du silence, les vampires sont un peuple à part entière, en haut de l'échelle (ou du moins c'est ce qu'ils pensent), et traitent souvent les humains comme du vulgaire bétail ou des animaux de compagnie. Les émotions, c'est quelque chose de tabou chez les vampires qui créer un véritable fossé entre les deux peuples, et c'est tout le propos du livre. Nous suivons deux récits, deux relations humain-vampire : Kael et Nathanael à travers son journal, et une fillette et un vampire sans noms qui suivent leurs traces. Leurs relations va les changer à jamais, montrant tout le pouvoir des émotions.

J'ai vraiment été admirative de la maîtrise avec laquelle l'auteure nous propose ce récit à deux trames, pas une seule fois je ne me suis perdue, l'univers se dévoile petit à petit, c'est vraiment très agréable à lire. De plus, la plume de Celine Chevet est très poétique et profite vraiment à l'ambiance mystérieuse et abstraite du livre. Les descriptions sont belles, les relations touchantes et il y a un je ne sais quoi complètement déprimant tout le long du récit que j'ai juste adoré. L'histoire est à la fois cruelle et attendrissante, macabre et belle, elle est faite de plein de contrastes qui rend le livre vraiment unique et captivant.

Si les studios Ghibli se décidaient à faire un film de vampires, il serait inspiré de ce livre. J'ai juste adoré ma lecture ! J'ai été transportée par l'univers et la revisite si singulière des vampires. Je suis tombée amoureuse de la plume de l'auteure et de son imaginaire. Celine Chevet est une auteure à surveiller de très près ! Merci aux éditions du Chat Noir pour l'envoi de ce quasi coup de coeur ♥

" En nous enchaînant l'un à l'autre, nous nous étions libérés. Il était né de cette délivrance un lien immuable qui façonna les années suivantes de la plus sincère et de la plus pure des manières. " - Nathanaël, Les chaînes du silence


Les chaînes du silence
19,99€ / 308 pages / #ISBN9782375681381


mercredi 1 avril 2020

Lorsque nous étions morts - Mathieu Guibé


Lorsque nous étions morts - Mathieu Guibé

Lassé de l'existence et de la société, Lord Josiah Scarcewillow se complaît dans un quotidien vampirique où les meurtres sont devenus banals. Pourtant, sa rencontre inattendue avec Abigale va le pousser à reconsidérer sa condition de non-mort et ravive sa curiosité envers le vivant. Son âme réanimée, sa nature monstrueuse n'en est pas pour autant altérée ; il est prêt à tout pour retrouver cette jeune fille que l'éternité ne saurait effacer. À tout, même à une pluie de cadavres.

Note : 3,5 / 5



Propulsé sur le devant de la scène grâce à sa série Ashes falling for the sky co-écrite avec Nine Gorman, l'un des premiers livres de Mathieu Guibé s'est vu réédité par ActuSF à la suite de ce succès, et ce pour mon plus grand plaisir ! Lorsque nous étions morts est un livre de vampires qui reprend les codes classiques du genre mais qui a tout de même su m'étonner et vraiment me marquer.

Des histoires avec des vampires il y en a beaucoup et généralement soit ça passe, soit ça casse. Personnellement, les récits que je préfère sont ceux du point de vue des vampires, à la manière d'Entretien avec un vampire d'Anne Rice. J'ai donc été heureuse de découvrir que Lorsque nous étions morts reprenait le même principe ! J'adore suivre ces personnages monstrueux à travers les âges et tenter de comprendre leurs sentiments face à la complexité de leur situation.

Dans Lorsque nous étions morts, ce qui va remettre en question toutes les convictions du personnage principal Josiah c'est l'amour, tout simplement. Un amour tellement pur qu'il le ferait presque redevenir humain. Vous allez me dire que c'est vraiment niais tout ça, sauf que rien ne va se passer comme prévu...

La première partie est très douce et pleine d'espoir, j'ai trouvé ça tellement mignon et on ne peut que fondre devant la situation. On a tellement envie que ce vampire, cet être condamné, connaisse le bonheur et puisse oublier sa condition de monstre. Sauf que Josiah n'est pas vraiment quelqu'un de chanceux...

La deuxième partie m'a étonnée par sa violence. J'ai pris une claque. J'ai trouvé ça génial. J'en voulais plus. Dommage que les autres parties finissent par traîner en longueur et ressasser un peu toujours la même chose. Josiah n'arrive pas à tourner la page et va tout essayer pour retrouver son amour.

J'ai également eu un peu de mal avec le style de l'auteur qui est parfois vraiment pompeux. Au final on s'y fait (et puis c'est assez cohérent qu'un vampire parle dans un style si soutenu) et j'ai fini par vraiment apprécier les comparaisons et métaphores de l'auteur dont il est vraiment friand.

Au final c'est un récit que j'ai pris vraiment beaucoup de plaisir à lire. Il faut dire que je suis une grande romantique et les histoires du genre me touchent beaucoup. Je ne pense pas que ce livre plaira à tout le monde cependant, mais j'ai trouvé les thèmes abordés vraiment intéressants, la psychologie du vampire est vraiment poussée comme je les aime et si vous voulez de la violence vous serez, pour un court temps, servi !


"Le monde n'est ni beau ni laid, tout comme la vie ou la mort. C'est à vous d'y chercher et trouver ce qu'il y a à aimer." - Abigale, Lorsque nous étions morts


Lorsque nous étions morts
15,90€ / 288 pages / 9782745997623

mercredi 31 octobre 2018

Anno Dracula, tome 1 - Kim Newman

Anno Dracula, tome 1 - Kim Newman

Londres, 1888. La reine Victoria s'est remariée avec le comte Dracula, qui entend répandre le vampirisme dans tout le royaume. Chaque soir, au crépuscule, les non-morts poursuivent les sang-chauds pour leur donner " le baiser des Ténèbres " et boire le sang qui leur assure l'immortalité. La terreur règne, toute révolte est impitoyablement réprimée, mais un mystérieux tueur au scalpel d'argent, en s'attaquant aux prostituées vampires, menace la stabilité du nouveau régime.

Note : 2,5 / 5


Un roman que j'ai mis un temps fou à terminer et cela veut donc tout dire : je n'ai pas vraiment apprécié ma lecture... Il y a pourtant des choses très intéressantes dans ce livre mais l'auteur m'a complètement perdue à force de vouloir nous démontrer ses connaissances de l'époque où se déroule l'histoire.

Je crois que si ce livre avait tout simplement été vendu comme un essai plutôt que comme un roman j'aurais beaucoup plus apprécié ma lecture. Mais pour un roman, le rythme est lent, il y a beaucoup trop de descriptions et le narrateur est trop en retrait. On dirait que Kim Newman ne veut pas intéresser son lecteur, il n'arrive pas à se plonger dans l'histoire, c'est impossible. C'est trop long, trop compliqué pour pas grand chose et c'est bien dommage. L'auteur veut uniquement démontrer qu'il connaît son sujet et qu'une Angleterre sous le règne de Dracula aurait été possible s'il n'avait pas été tué dans le livre de Bram Stocker.

Et j'ai pourtant adoré ses idées ! J'ai adoré la façon dont il a repris les personnages de Bram Stocker, j'ai adoré l'apparition de personnages connus (même si c'est lassant à la fin tant ils sont nombreux...) et mettre Jack l’éventreur au centre de l'intrigue de ce premier tome m'a semblé vraiment être une bonne idée. Sauf que tout est raté ! On connaît l'identité de Jack l'éventreur au bout de quelques chapitres seulement (il ne faudrait pas mettre trop de suspens dans son récit hein !) et le narrateur est tellement froid que l'on arrive pas à s'attacher aux personnages. J'ai eu du mal à lire ce livre tout simplement parce que... j'en avais absolument rien à faire de ce qui allait se passer.

J'ai plusieurs fois eu envie d'abandonner, et je crois que j'aurais du. Le style de Kim Newman ne me convient pas du tout. Et c'est vraiment dommage car tout le reste est vraiment intelligent ! J'irais peut-être voir le film s'il sort un jour, mais je ne lirais pas la suite.



Anno Dracula, tome 1
8,60€ / 643 pages / 9782253177241

vendredi 28 juillet 2017

Les étoiles de Noss Head, tome 1 : Vertige - Sophie Jomain

Les étoiles de Noss Head, tome 1 : Vertige - Sophie Jomain

Hannah, bientôt dix-huit ans, était loin d'imaginer que sa vie prendrait un tel tournant. Ses vacances tant redoutées à Wick vont se transformer en véritable conte de fées, puis en cauchemar... Tout va changer, brutalement. Elle devra affronter l'inimaginable, car les légendes ne sont pas toujours ce qu'on croit.
Leith, ce beau brun ténébreux, mystérieux, ne s'attendait pas non plus à Hannah. Il tombe de haut, l'esprit a choisi : c'est elle, son âme soeur. Pourra-t-il lui cacher ses sentiments encore longtemps ? Osera-t-il lui avouer qu'il n'est pas tout à fait humain ? Il le devra, elle est en danger et il lui a juré de la protéger, toujours...

Note : 3,5 / 5


On ne sait jamais vraiment à quoi s’attendre quand on commence un roman de bit-lit, on peut tomber sur quelque chose de sympathique comme sur quelque chose d’horriblement niais. J’étais tout de même assez confiante avec cette série de l’auteure française Sophie Jomain, vu son succès, et je dois dire que j’ai assez adhéré à l’histoire qui est, pour le premier tome du moins, centrée sur les loup-garous.

L’histoire ne se passe pas en France comme je le pensais, mais en Ecosse. Ce fut finalement une vraie bonne surprise car j’ai adoré découvrir ces paysages sauvages battus par les vents, ces châteaux abandonnés et ces côtes aux falaises spectaculaires. Ce pays est vraiment l’endroit parfait pour situer cette histoire car c’est un endroit mystérieux, comme les personnages surnaturels que l’on va rencontrer.

Et si l’on se retrouve en Ecosse, c’est parce que Hannah, la jeune héroïne de l’histoire, doit rendre visite à sa grand-mère dans la petite ville de Wick. Pour elle ce n’est clairement pas les vacances du siècle (d’autant plus qu’elle va devoir y fêter son anniversaire, sans ses amis qui sont à Paris !) Elle va pourtant très vite faire de nouvelles connaissances, dont le mystérieux Leith que le hasard va très souvent mettre sur son chemin.

J’ai vraiment tout de suite été emportée par l’histoire, notamment car je me suis beaucoup retrouvée dans Hannah, ses goûts et son avis sur certains sujets. Puis, à mesure que la lumière commence à se faire sur les étranges événements dont Hannah est témoin, le récit devient toujours plus captivant. Toute la mythologie que nous offre l’auteure sur les loup-garous est vraiment étonnante et très intéressante : dans Les étoiles de Noss Head, il n’y a pas qu’une seule sorte de loup-garous, mais quatre. Leur transformation est différente ainsi que leur capacité à se contrôler et Hannah va se retrouver malgré elle au centre de cette société aux règles très strictes.

Je n’ai malheureusement pas été complètement convaincue par l’histoire d’amour. L’auteure utilise une facilité scénaristique qui m’a un peu embêté : Hannah est tout simplement l’âme sœur de Leith (c’est le mor-aotrom, un esprit en perpétuelle connexion avec les loup-garous, qui l’a dit hein) Du coup nos deux inconnus se tombent un peu vite dans les bras alors que j’aurais préféré que leur amour naisse un peu plus naturellement.

Heureusement, j’ai été très touchée par l’histoire de sa grand-mère et celle de Leith. La famille est vraiment au centre de ce premier tome et ce qu’on apprend est bouleversant.

En général j’ai vraiment beaucoup apprécié ma lecture. J’ai eu du mal à lâcher ce livre et je suis très impatiente de lire la suite car l’université qu’a choisie Hannah m’a l’air d’être remplie de créatures surnaturelles, et pas que de loup-garous !

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mercredi 17 mai 2017

Les Els, tome 1 - H. Roy

Les Els, tome 1 - H. Roy

« Je cours. Plus vite que jamais. Mes pulsations cardiaques sont des percussions frénétiques qui rythment ma cavalcade. L’air me brûle les narines, m’enflamme la gorge. J’ai froid, j’ai peur, j’ignore où je vais. Fuir, c’est tout ce qui m’importe. » 
Connor a 18 ans, elle vit avec son père à Eden Lake, une petite ville des Adirondacks et, en dehors du fait que son meilleur ami a subitement pris ses distances, elle mène une existence plutôt tranquille. 
Le jour où sa tante débarque, les choses se compliquent. Car les cauchemars qui assaillent Connor depuis quelque temps pourraient bien devenir réalité…

Note : 3 / 5


Merci à Babelio et à J'ai Lu pour l'envoi de ce livre dont le résumé, très mystérieux, m'a tout de suite attiré. J'avais quelques idées concernant l'histoire, je m'attendais notamment à de la bit-lit et je n'ai pas été déçue. Mais malheureusement, ce livre m'a aussi beaucoup trop fait penser à la série Twilight... Sans être aussi mauvais, Les Els reste un livre pour ados en quête de frissons amoureux qui m'a parfois gêné et un peu déçu.

Le livre, écrit à la première personne, va nous permettre de suivre Connor, une jeune fille de 18 ans dont la banale vie d'étudiante va changer. Elle apprend, peu avant son dix huitième anniversaire, qu'elle n'est pas humaine. Pire, elle n'est pas non plus une Els, comme son père ou sa grand mère : Connor est une hybride. Les Els possèdent des ennemis qui se nourrissent de leur sang : les Prédateurs. Pour protéger son peuple et sa famille, la mère de Connor a décidé d'en devenir un. Connor n'a donc pas que du sang Els dans ses veines, elle est aussi à moitié Prédateur. Et cette particularité va attirer l'attention de leurs ennemis, qui sont à sa recherche. Pour la protéger et la préparer en cas d'attaque, l'Agence de Sécurité des Els lui a désigné une Guide et un Gardien, des Prédateurs repentis qui vont avoir du mal à se faire une place dans la petite société d'Els d'Eden Lake.

Une petite ville des Etats-Unis perdue au milieu d'une nature luxuriante, une jeune lycéenne qui apprend l'existence d'êtres dotés de dons et de leurs ennemis qui font beaucoup penser à des vampires, un triangle amoureux, une demoiselle en détresse qui a besoin qu'on la protège... beaucoup de choses font penser à la série Twilight de Stephenie Meyer. Et même si l'univers d'H. Roy va beaucoup plus loin qu'une simple réécriture du mythe du vampire, j'ai malheureusement trouvé qu'il servait beaucoup trop le côté romance d'adolescents et était relayé au second plan.


Heureusement, H. Roy a un style vraiment agréable. Le livre est écrit à la première personne mais pour une fois je l'ai apprécié. Il y a beaucoup de descriptions, de l'environnement mais aussi des pensées des Connor, qui permettent une immersion quasi instantanée dans l'histoire. Et c'est vraiment avec justesse que l'auteur oscille entre les deux, ce n'est pas du tout ennuyeux et long, au contraire : le récit est vraiment bien rythmé, la révélation initiale arrive très vite et le reste du récit est ponctué par de nombreux rebondissements. J'ai trouvé les scènes d'action et de combat un peu floues, mais en général j'ai beaucoup apprécié le style de l'auteur.

L'histoire en elle même est plutôt cohérente et on se plait à suivre Connor qui découvre petit à petit ce peuple, cette société auxquels elle appartient. Malheureusement, l'auteur s'attarde beaucoup plus sur les scènes au lycée, les fêtes, les sorties shopping et les sentiments amoureux contradictoires de Connor que sur sa nouvelle condition et le nouveau monde qui s'ouvre à elle. Certaines scènes m'ont vraiment fait soupirer et certains aspects m'ont ennuyé comme l'absence de son père qui, dès lors qu'il a appris la vérité à sa fille, se déresponsabilise totalement et laisse Connor à sa Guide et à son Gardien. En général, tout le long du livre, on se demande bien où sont les adultes...

Les Els n'est pas un mauvais livre, mais il est clairement destiné à un public adolescent. Je suis complètement passé à côté de la romance, je n'ai pas aimé son côté édulcoré, la niaiserie des premiers baisers, des papillons dans le ventre et j'en passe. D'autant plus que tout cela rend le récit vraiment prévisible. L'auteur ne s'est selon moi pas intéressé aux bonnes choses, n'a pas orienté son récit vers les bonnes scènes. Je n'ai tout simplement pas aimé que la romance soit au centre du récit. Pour autant, je comprends l'engouement pour ce livre : les fans de romance paranormale à la Twilight trouveront vraiment leur compte, mais, de mon côté, ce n'est pas du tout ce à quoi je m'attendais ni ce que j'avais envie de lire.

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Romance paranormale :
  

vendredi 22 janvier 2016

Le Protectorat de l'Ombrelle, tome 2 : Sans Forme - Gail Carriger

Le Protectorat de l'ombrelle, tome 2 : Sans forme - Gail Carriger

Miss Alexia Tarabotti est devenue Lady Alexia Woolsey. Un jour qu'elle se réveille de sa sieste, s'attendant à trouver son époux gentiment endormi à ses côtés comme tout loup-garou qui se respecte, elle le découvre hurlant à s'en faire exploser les poumons. Puis il disparaît sans explication... laissant Alexia seule, aux prises avec un régiment de soldats non-humains, une pléthore de fantômes exorcisés, et une reine Victoria qui n'est point amusée du tout. Mais Alexia est toujours armée de sa fidèle ombrelle et des dernières tendances de la mode, sans oublier un arsenal de civilités cinglantes. Et même quand ses investigations pour retrouver son incontrôlable mari la conduisent en Écosse, le repère des gilets les plus laids du monde, elle est prête !

Note : 3,5 / 5



Le premier tome m'avait réconcilié avec la bit-lit, c'est donc avec plaisir que je me suis lancée dans la suite. Et quel bonheur de retrouver cet univers uchronique que j'avais adoré et ses personnages qui nous dévoilent dans ce deuxième tome des secrets et des passés insoupçonnés.

La fin du premier tome semblait promettre un avenir radieux et stable pour notre héroïne tant au niveau sentimental que professionnel, mais c'était sans compter sur l'étrange phénomène d'humanisation qui se propagea à Londres. Ses habitants surnaturels ce sont en effet vus redevenir humains du jour au lendemain, plus de longues canines et de beauté démoniaque pour les vampires, plus de crocs et de poils pour les loup-garous, et quant aux fantômes, ils ont tout simplement disparu. Si le phénomène n'a pas duré, il a tout de même su inquiéter tout ce beau petit monde de la nuit, et c'est Alexia qui va se charger d'éclaircir le mystère.

Ce deuxième tome est ainsi une nouvelle enquête touchant les êtres surnaturels et Alexia va de nouveau devoir affronter les questions que ce peuple suscite. Certaines personnes, comme le Club Hypocras dans le premier tome, sont toujours à la recherche de moyens susceptibles de contrôler cette population un peu trop puissante et de plus en plus importante. Alexia va à nouveau se retrouver au milieu à cause de sa nature de paranaturelle mais cette fois aussi à cause de son tout jeune mari loup-garou.

Mais si cette suite reprend les mêmes thèmes, une nouvelle fois sous forme d'enquête, elle n'est pas du tout similaire au premier tome car l'intrigue va nous mener en Ecosse et dévoiler le passé d'un personnage devenu héros depuis son mariage avec Alexia : Conall Maccon. Le premier tome posait les bases d'une société très hiérarchisée mais peuplée d'êtres surnaturels, avec la suite l'auteure en profite pour étoffer son univers. On apprend ainsi des tas de nouvelles choses sur les loup-garous : leurs coutumes, les histoires qu'ils se transmettent de génération en génération, et j'ai une nouvelle fois été totalement charmée par tant d'imagination.

On rencontre aussi de nouveaux personnages comme Geneviève Lefoux que j'ai tout simplement adoré, une scientifique et féministe qui va sans aucun doute vous faire autant d'effet qu'elle en a fait à Alexia et qui compense l'absence du Professeur Lyall dans ce tome (souvenez vous, c'est mon petit chouchou) Ce tome, en général, est très centré sur les femmes vu qu'Alexia va devoir emmener sa sœur et son amie Mlle Hisselpenny avec elle, de quoi en profiter pour parler de tous les thèmes qui les touchent à savoir le mariage, la jalousie, la disparité homme/femme, l'amour... tout ça d'une façon très naturelle et intéressante.

Et une nouvelle fois Gail Carriger fait mouche avec son style très comique et parfois grinçant, son monde uchronique est toujours aussi riche et elle arrive toujours aussi bien à intégrer des faits réels et les mélanger à son Londres alternatif. On découvre avec plaisir de petits clin d’œils, des choses que l'on reconnait mais qui ne sont au final pas vraiment les mêmes dans l'univers d'Alexia, on se plait à imaginer quel sera le futur, à quel point sera-t-il différent du nôtre ? J'ai aussi adoré tous ces moments où l'auteure s'attarde sur les tenues que portent les personnages, nous les décrivant avec précision et parfois dérision, ou encore sur les goûters et dîners qui vous mettront l'eau à la bouche. De quoi finir de vous immerger dans l'univers du Protectorat de l'Ombrelle.

Gail Carriger m'a ainsi à nouveau transporté avec son récit, son style et son monde. En lisant ce deuxième tome je me suis réellement rendue compte à quel point j'étais attachée à ce Londres surnaturel et aux personnages que l'on y croise. Je vais sans aucun doute me plonger avec un égal plaisir dans tous les autres tomes de la série.


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dimanche 10 janvier 2016

Le Premier - Nadia Coste

Le Premier - Nadia Coste

Vaïn n'est pas mort. Pourtant, son frère l'a tué.
A-t-il ressuscité ? Pourquoi le soleil brûle-t-il sa peau ? Pourquoi seul le sang le rassasie-t-il ?
Alors que son désir de vengeance augmente, Vaïn se convainc que la Nature l'a sauvé de la mort pour éliminer son frère et sa descendance maudite... Une traque terrible et périlleuse commence... Elle durera des siècles.
La quête du Premier Immortel depuis la fin du néolithique jusqu'au début de Rome.

Note : 4 / 5


Depuis mon coup de cœur pour Le Roi des Fauves d'Aurélie Wellenstein j'ai forcément décidé de suivre la maison d'édition Scrinéo de plus près. Si Le Premier de Nadia Coste m'a attiré car il semblait reprendre les mêmes thèmes comme la transformation ou la solitude, c'est une toute autre aventure qui s'offre au lecteur avec ce roman sombre qui traverse les époques.

Dès le début ce livre m'a surpris par sa violence, représentée en premier lieu par la rivalité de Vaïn et son frère Urr et leur haine viscérale l'un pour l'autre. Urr, l’aîné, est puissant, doué et aimé de tous. Vaïn est chétif, maladroit et désespère ses parents. Tout semble les opposer, jusqu'au jour ou Urr décide d'épouser Milena, une jeune femme qui fait aussi battre le cœur de Vaïn. A partir de ce moment là tout s'accélère. Vaïn décide de ne plus se laisser écraser par son frère et va essayer de saboter leur mariage. Mais, bien sur, tout ne se passe pas comme prévu. Les deux jeunes hommes vont être maudit, l'un devenant loup-garou, l'autre vampire.

Mais ce qui fait toute l'originalité de ce livre, c'est que les notions de vampire et loup-garou sont complètement remaniées. Nadia Coste intègre en effet les pratiques des différentes époques que les personnages vont traverser pour construire son propre mythe et le faire évoluer. Elle reprend bien entendu les éléments les plus connus comme la transformation à la pleine lune ou l’intolérance du vampire à la lumière mais chaque notion est introduite d'une façon vraiment inédite pour ne pas rendre le récit déjà-vu. Et c'est ainsi que l'on apprend que l'aversion des vampires pour les loup-garou vient justement de cette haine que les deux frères, les deux premiers maudits, ce sont voués. Vaïn va en effet profiter de son immortalité pour tenter d’éradiquer son frère et sa descendance maudite.


Si on suit avant tout Vaïn dans sa quête de vengeance, un personnage absolument horrible, son errance va le mener de la période néolithique jusqu'à l'aube de l'empire romain et il va donc croiser de nombreux personnages. On se rend cependant vite compte que Vaïn n'est pas le pire dans l'histoire, certaines scènes arrivant à le déstabiliser lui aussi, et pas uniquement le lecteur. Tout dans ce livre est terriblement déprimant, il n'y a aucune lueur d'espoir et on se sent mal devant tant d'horreur et d'inhumanité. Si Vaïn, au départ, est convaincu de ses actions, il va finir par douter et complètement désespérer. Mais ça ne suffira toujours pas à le faire apprécier du lecteur qui n'aura que vaguement pitié de lui.

J'ai trouvé ce livre vraiment intelligent et passionnant. Si les personnages ne sont pas particulièrement attachants, ils sont fascinants car ce sont les premiers, ceux par qui tout a commencé et qu'ils évoluent de manière vraiment inattendue. On se retrouve donc happé par l'histoire et la découverte des origines de ces deux malédictions que l'auteure arrive à réinventer avec imagination. L'action est elle aussi au rendez-vous et les scènes de combats sont vraiment bien décrites. La fin m'a énormément plu car Nadia Coste réussit une nouvelle fois à mélanger fantastique et aspects historiques avec justesse. Un livre à ne vraiment pas manquer car c'est une véritable bouffée d'air frais du genre Bit-Lit qui peine à se renouveler.

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lundi 28 septembre 2015

Le Protectorat de l'Ombrelle, tome 1 : Sans Âme - Gail Carriger

Le Protectorat de l'Ombrelle, tome 1 : Sans ÂmeGail Carriger

Alexia Tarabotti doit composer avec quelques contraintes sociales. Primo, elle n’a pas d’âme. Deuxio, elle est toujours célibataire et fille d’un père italien, mort. Tertio, elle vient de se faire grossièrement attaquer par un vampire qui, défiant la plus élémentaire des politesses, ne lui avait pas été présenté. Que faire ? Rien de bien, apparemment, car Alexia tue accidentellement le vampire. Lord Maccon – beau et compliqué, Écossais et loup-garou à ses heures – est envoyé par la reine Victoria pour enquêter sur l’affaire. Des vampires indésirables s’en mêlent, d’autres disparaissent, et tout le monde pense qu’Alexia est responsable. Découvrira-t-elle ce qui se trame réellement dans la bonne société londonienne ? Qui sont vraiment ses ennemis, et aiment-ils la tarte à la mélasse ?

Note : 4 / 5


J'ai peur de lire de la Bit-Lit depuis que j'ai eu la mauvaise idée de lire la série des Twilight. Le Protectorat de l'Ombrelle avec son côté British et uchronique m'a cependant tout de suite fait de l'oeil, mais sans un certain swap où j'ai eu la chance de recevoir le tome 1 je ne me serais peut-être jamais lancée dans cette lecture que j'ai cependant beaucoup aimé !

Lorsque l'on se plonge dans les premières pages, l'action est tout de suite au rendez-vous. Si on est un peu perdu au début devant cette société londonienne vraiment originale où les loups-garous et les vampires font partis du paysage, celle-ci est tellement riche et bien pensée que l'on se prend très vite au jeu. Gail Carriger a vraiment créé quelque chose de jamais vu : l'Angleterre est l'un des premiers pays où les vampires, loups-garous et fantômes peuvent vivre une vie normale, sans se cacher, aux côtés des humains, et ainsi une société surnaturelle hiérarchisée et géré par le BUR (bureau du registre des non-naturels) a vu le jour, et la reine d'Angleterre elle-même possède maintenant des conseillers surnaturels : un vampire et un loup-garou.

Au milieu de ces êtres à poils ou à longues dents, on retrouve notre héroïne, Alexia Tarabotti, qui n'est ni un vampire ni un loup-garou, mais un être très spécial elle aussi : c'est une paranaturelle. Au contact d'un être surnaturel, elle annule ses pouvoirs et peut le rendre à nouveau humain (celui-ci redevient de nouveau vampire ou loup-garou quand elle ne le touche plus) Cette capacité paranaturelle étant rare et plutôt prisée, Alexia va se retrouver dans des situations pas possibles qui vont rendre le roman vraiment intéressant. Si Alexia est spéciale de par son don, c'est son caractère très trempé qui l'a rend cependant si attachante. Parmi mes personnages préférés il y a aussi le professeur Lyall, un vrai gentleman, que j'ai contre toute attente préféré à Lord Maccon ; et on ne saurait oublié Lord Akeldama, un vampire, et son style vestimentaire discutable.

Si l'histoire est cependant plutôt banale et prévisible dans ce premier tome (des disparitions étranges menées par des hommes aux visages de cire) ce qui fait tout le charme de cette série selon moi est le style de Gail Carriger et son humour pétillant. Durant ma lecture, j'avais plusieurs fois l'impression de lire un Jane Austen avec ces histoires de filles à marier et surtout à travers la famille d'Alexia qui est exactement de celle que l'on pourrait croiser dans un Jane Austen. L'humour est très présent dans ce roman et j'ai vraiment beaucoup ri devant certaines comparaisons qu'Alexia fait. De plus le narrateur omniscient nous met dans la tête de plusieurs personnages et j'ai trouvé ça très intéressant d'avoir différents points de vue. Certains passages sont très érotiques, et si j'ai parfois trouvé certaines situations exagérées, cet érotisme est dans l'ensemble plutôt bien mené et géré comme il faut.

Le Protectorat de l'Ombrelle est ainsi une très jolie découverte pour moi. Cette série comporte 5 tomes que je pense vite me procurer. J'ai en effet vraiment hâte de voir l'évolution de la vie professionnelle et amoureuse d'Alexia et de retrouver mes personnages préférés !
Si vous n'êtes pas trop Bit-Lit, Gail Carriger a aussi fait une autre série de fantasy : Le Pensionnat de Mlle Géraldine, qui je pense est très bien aussi, car il ne faut vraiment pas passer à côté de sa plume si efficace !


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