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jeudi 15 juillet 2021

Le désert des couleurs - Aurélie Wellenstein #PLIB2022


Le désert des couleurs - Aurélie Wellenstein


Dans le désert des couleurs, chaque grain de sable est un souvenir perdu et oublié. Marcher dans les dunes, c'est voir sa mémoire s'effacer. Alors pour se protéger, l'humanité s'est réfugiée dans le cratère d'un volcan. Mais depuis quelques temps, le sable monte chaque jour le long de ses pentes. Malgré les risques, une fille qui perd ses souvenirs, un garçon porteur de mémoire et un oiseau télépathe partent explorer le désert multicolore afin de trouver une solution pour lutter contre la crue. En chemin, ils se perdront. À la fin, ils se retrouveront.

Note : 3,5 / 5


Un livre qui sort du lot des autres ouvrages de l'auteure. Le ton est différent, moins sombre, mais on retrouve les thèmes chers à Aurélie Wellenstein : la cause animale, l'écologie et la part des humains dans tout ça.

Ce livre est un véritable voyage. Écrit en 2020, année difficile pour tous, on sent que l'écriture de ce livre a été un véritable échappatoire pour l'auteure. Le récit débute à Eos, cette colonie humaine construite dans le cratère d'un volcan. J'aurais aimé en apprendre plus sur cette société, au final on passe très vite à l'étape de la traversée du désert. Et quelle traversée !

Mais ce qui est important dans ce livre, ce sont les personnages et leur psychologie. L'univers n'est qu'un prétexte et j'ai trouvé cela un peu dommage. Même dans le désert, j'aurais aimé qu'il prenne plus de place dans le récit. Au milieu du livre, je me suis un peu lassée de ces chapitres qui s'enchainent et se ressemblent : un peu de marche, quelques découvertes mais surtout le récit des souvenirs d'Irae, souvenirs qu'elle perd petit à petit à cause de ce désert maudit.

Le drame qu'est l'histoire d'Irae ne m'a pas touché autant que j'aurais aimé. Mais c'est un sentiment très personnel. Généralement, cela m'énerve plus qu'autre chose que l'on glisse le passé des personnages dans ce genre de récit (pour vous donner l'exemple parfait de ce que je déteste je citerais le film Premier Contact, pour moi ce qui est important ce sont les aliens, leur langage, et être sans cesse coupé par l'histoire du personnage avec sa fille... je ne comprends pas l’intérêt !) Mais je dois dire que le côté psychologique est vraiment très bien fait dans ce livre, c'est bien amené et intelligent.

Mais la fin est belle. Le livre est au final très contemplatif. Le lecteur a tout le loisir de comprendre et ressentir tout ce qui a été perdu. Le contraste entre certains souvenirs plus anciens, avec une nature luxuriante, et l'aridité du désert, du présent, est franchement saisissant.

J'ai aimé le voyage, les sensations convoyées par ce livre, un peu moins les personnages dont je ne me suis pas sentie très proche, mais dans l'ensemble j'ai bien aimé ma lecture. Au final, c'est de la nature, des animaux et du désert dont je me suis sentie proche et ça, j'ai adoré !


Le désert des couleurs
18,90€ / 340 pages / #ISBN9782367409986

mercredi 18 novembre 2020

Yardam - Aurelie Wellenstein #PLIB2021 #PSF2021


Yardam - Aurelie Wellenstein

À Yardam, la folie est sexuellement transmissible. 
Dans l’espoir d’endiguer l’épidémie, la population est mise en quarantaine, isolée du reste du monde. 
Le virus n’a pas épargné Kazan. À l’image de la ville qui s’enfonce dans le chaos, il sombre lentement. 
Pour s’en sortir, il serait prêt à toutes les extrémités, y compris à manipuler Feliks et Nadja, un couple de médecins étrangers venu s’enfermer volontairement dans la cité pour trouver un remède. Dans son désespoir, il va accomplir le pire…

Note : 3 / 5

Très différent dans le style par rapport aux autres livres d'Aurélie Wellenstein, Yardam est un gros pavé, peut-être un peu trop long, qui nous plonge dans un univers qui fait étrangement écho avec nos propres problèmes (le virus, la quarantaine, la folie humaine...)

Pour Yardam, Aurélie Wellenstein prend étonnement son temps. Ses livres ont habituellement un rythme très soutenu, le lecteur n'arrive pas à reprendre son souffle et le récit avance à mille à l'heure. Le lecteur a toujours encore le souffle coupé en lisant ce livre, mais c'est parce qu'il finit par étouffer avec les personnages qui sont cloitrés dans cette ville où se propage un étrange virus. L'auteure prend vraiment le temps de nous plonger dans l'ambiance de Yardam, cette ville au bord de la guerre civile, cette ville qui étouffe.

J'ai beaucoup aimé l'ambiance. C'est un huis clos angoissant dont on ne voit pas le bout. Et pour enfoncer encore le clou, les passages dans la tête de Kazan, qui porte de nombreux démons en lui, enveloppent le tout d'un peu plus d'horreur. J'ai adoré ces passages hors du temps, très visuels et vraiment intéressants.

Malheureusement, j'ai trouvé que le récit traînait un peu en longueur et se répétait parfois. La relation je t'aime/moi non plus entre Kazan et Feliks a vraiment finit par me lasser. Je ne voyais vraiment pas le bout de ce livre et je ne comprenais pas trop où l'auteure voulait en venir et comment tout cela allait pouvoir se finir !

Au final, j'ai beaucoup aimé la fin (moi j'aime les livres qui finissent mal !) mais j'avais perdu tout intérêt pour cette histoire au fur et à mesure de ma lecture. Je n'ai pas vraiment réussi à m'attacher aux personnages, ils sont toujours si déprimés et au bord de la rupture que ça a finit par m'ennuyer... Je n'ai pas très bien compris le virus, ça finit par aller dans tous les sens à son sujet et ça m'a un peu perdue.

Je crois que c'était juste trop. Trop long, trop différent de ses autres livres, trop compliqué, trop d'enjeux et de rebondissements qui ne cessent d'évoluer et de changer dans tous les sens. Ce livre n'a pas réussi à m'intéresser, j'étais très facilement distraite et je finissais par lire sans vraiment lire. C'est dommage car certaines scènes valent le détour (pour le coup on retrouve bien la patte horrifique et sanglante d'Aurélie Wellenstein) mais ça ne m'a pas suffit.


Yardam
20,00€ / 478 pages / #ISBN9782367408637

mercredi 27 novembre 2019

Etoiles Sans Issue - Laurent Genefort


Etoiles Sans Issue - Laurent Genefort

Depuis des siècles, les mondes de l'acumen vivent sous la coupe de la dynastie Combrail. Dès la naissance, le statut de chaque habitant est gravé dans les replis de son ADN. Chacun fait partie d'une hiérarchie sociale immuable. Avec, au sommet, le Prime Garant Bosmor, et tout en bas de la pyramide des castes, des milliards de caires. Quand Bosmor est victime d'une tentative d'assassinat, héritiers potentiels et ambitieuses multinationales s'affrontent de plus en plus ouvertement. Mais pourquoi chaque faction désireuse de s'emparer du pouvoir veut-elle mettre la main sur Palestel, l'insignifiant caire? Traqué de toutes parts, il va devoir mener son enquête à travers l'acumen... mais d'abord, sauver sa peau.



Note : 3 / 5


Je remercie Babelio qui m'a permis de découvrir ce nouveau livre de Laurent Genefort qui est définitivement un auteur dont je peux adorer les romans tout comme je peux les détester. Malheureusement pour celui-ci, c'est une nouvelle déception, je n'ai vraiment pas réussi à m'intéresser à l'histoire de ce livre.

Dès les premières pages nous découvrons pourtant une société dystopique intéressante faite de castes et donc de complots et autres manigances parmi les personnages les plus haut placés. Laurent Genefort a plein d'idées fascinantes et originales qui enrichissent son monde de science fiction. Les planètes, la faune et la flore extra-terrestres sont toujours vraiment bien décrites et il y a de nombreux détails à découvrir tout le long du livre qui rendent le récit très réel. On retrouve bien les idées de Laurent Genefort autour de l'écologie et c'est un aspect que j'ai vraiment beaucoup aimé dans ce livre.

Mais l'histoire n'est qu'une grande course poursuite dont je me suis très vite lassée. Moi qui n'aime pas les polars, on passe les premiers chapitres à essayer de comprendre qui a empoisonné le Prime Garant de l'acumen et ça m'a ennuyé au plus haut point. Heureusement on comprend très vite les enjeux de cet attentat, mais le personnage qui est malgré lui mêlé à cette histoire et que l'on suit tout le long du livre m'a franchement exaspéré. Déjà à cause de son histoire mielleuse et larmoyante avec sa copine mais surtout parce que c'est un incapable qui n'évolue pas de tout le livre.

Et l'auteur a beau avoir des idées intéressantes, elles ne sont vraiment pas assez exploitées. Tout se passe beaucoup trop vite, il n'y a pas d'émotion et du coup je n'ai ressenti aucun intérêt pour l'histoire de ce livre et ses personnages.

Je reste vraiment sur ma faim et je suis d'autant plus déçue que les thèmes abordés par Laurent Genefort m'intéressent énormément et ont beaucoup de potentiel. Mais ce roman n'est pas assez développé selon moi et je n'ai pas réussi à me plonger dans le récit.


Etoiles Sans Issue
21,00€ / 304 pages / 9782367404257

mercredi 21 août 2019

Mers Mortes - Aurélie Wellenstein #PLIB2020


Mers Mortes - Aurelie Wellenstein

Les humains ont massacré les mers et les océans. L’eau s’est évaporée ; les animaux sont morts. Quelques années plus tard, les mers et les océans reviennent. Ils déferlent sur le monde sous la forme de marées fantômes et déplacent des vagues de poissons spectraux, tous avides de vengeance. Les fantômes arrachent leurs âmes aux hommes et les dévorent. Bientôt, les humains eux aussi seront éteints… Leur dernier rempart face à la mort : les exorcistes. Caste indispensable à l’humanité, les exorcistes sont bien entendu très convoités. L’un d’eux, Oural, va se faire kidnapper par une bande de pirates qui navigue sur les mers mortes à bord d’un bateau fantôme. Voilà notre héros embarqué de force dans une quête sanglante et obligé, tôt ou tard, de se salir les mains…

Note : 3 / 5


Depuis le temps, je pense que je n'ai plus besoin de vous présenter Aurélie Wellenstein dont je lis chaque nouveau livre. Cette année elle nous a gâté avec deux nouvelles parutions : Blé Noir et Mers Mortes. C'est de ce dernier dont je vais vous parler aujourd'hui et de ma lecture difficile...

L'auteure est assez connue pour son engagement pour les droits des animaux. Ils ont toujours une place vraiment importante dans ses livres et c'est un aspect que j'ai jusque là beaucoup aimé. Lors des Imaginales elle m'a prévenu que Blé Noir était un livre très engagé ; et avec son titre, Mers Mortes le suggérait également. Et c'est justement l'un des aspects que je n'ai pas apprécié dans ce livre. J'ai trouvé qu'elle voulait trop en faire, le message alarmiste était beaucoup trop présent selon moi et tout le reste m'a semblé maladroitement brodé autour. 

Je n'ai pas réussi à m'attacher aux personnages ni à m'intéresser à leurs aventures. Je les ai tous trouvés exagérés et clichés. Le seul personnage que j'ai apprécié est Trellia, l'amie Delphine de Oural, le héros. Mais peut-être que c'était fait exprès. Les humains ont fait de tellement horribles choses que c'était peut-être voulu que l'on ne puisse pas les apprécier ? J'ai vraiment réussi à beaucoup mieux comprendre les animaux et je n'attendais qu'une chose : que la marée monte et que l'on mette enfin de côté les humains.

L'auteure arrive toujours aussi bien à décrire les scènes les plus atroces. J'étais vraiment fascinée dès que les marées arrivaient et j'ai trouvé le pouvoir d'Oural vraiment intéressant. J'ai extrêmement bien réussi à me représenter les fantômes et les horribles mutations. Les moments où Oural plonge dans les abîmes sont vraiment puissants et ses cauchemars où il se met dans la peau des animaux marins pour vivre toutes les atrocités que l'humanité leur a fait subir sont tellement, tellement importants ! Ces scènes là, sous forme de recueil, auraient tellement suffit !

Mais j'ai eu énormément de mal avec tout ce qu'il y avait autour. Je n'avais qu'une envie : que les mers mortes dévorent le bateau et son équipage ou alors de sauter tous les chapitres jusqu'à la fin qui est, heureusement, assez sympa !


Mers Mortes
17,90€ / 363 pages / #ISBN9782367406602

mercredi 19 décembre 2018

Le dieu oiseau - Aurelie Wellenstein


Le dieu oiseauAurelie Wellenstein

Une île. Dix clans. Tous les dix ans, une compétition détermine quel clan va dominer l'île pour la décennie à venir. Les perdants subiront la tradition du « banquet » : une journée d'orgie où les vainqueurs peuvent réduire en esclavage, tuer, violer, et même dévorer leurs adversaires. 
Il y a dix ans, Faolan, fils du chef de clan déchu, a assisté au massacre de sa famille. Sauvé par le fils du chef victorieux, Torok, il est depuis lors son esclave et doit subir ses fantaisies perverses. 
Sa seule perspective d'avenir est de participer à la compétition de «l'homme-oiseau», afin de renverser l'équilibre des pouvoirs en place et de se venger. 
Qui du maître ou de l'esclave va remporter la bataille ? Quel enjeu pour les habitants de l'île ? Quel est le prix à payer pour la victoire ?

Note : 4 / 5


Lors de ma rencontre annuelle avec l'auteure aux Imaginales, Aurelie, sachant à quel point j'avais adoré Le roi des fauves, m'a promis qu'avec Le dieu oiseau j'allais retrouver tout ce que j'avais aimé dans ce livre : elle ne s'est pas trompée ! Le dernier livre d'Aurelie Wellenstein est monstrueux.

J'ai pourtant eu un peu de mal avec le début. Faolan, le jeune esclave que l'on va suivre dans ce livre, se fait vraiment martyriser et je n'ai pas aimé la pitié dégoulinante qu'il m'a inspiré. Ce passage est pourtant essentiel pour la suite car la violence dans ce livre est très ambiguë. Il est nécessaire de vivre tout ce par quoi est passé le personnage principal afin de comprendre ses choix et sa folie.

Et Aurelie Wellenstein a un don pour nous plonger dans les pensées, les peurs et les délires de ses personnages. Je vais moi aussi être longtemps encore hantée par Torok et ses apparitions dérangeantes. Faolan oscille sans cesse entre sa nature bienveillante et son envie de vengeance et le lecteur est laissé dans le doute jusqu'à la fin. Va-t-il se laisser submerger par cette violence qui bouillonne en lui ou va-t-il tenter de renverser cette tradition odieuse qu'est la compétition du dieu oiseau ?

Cette compétition m'a d'ailleurs beaucoup plu car elle est elle aussi très ambiguë. Il y a ce côté divin et fantastique car à la fin de cette compétition le dieu Mahoké fertilise et ramène la lumière sur l'île d'où viennent les compétiteurs. Et pourtant le lecteur sent dès le début que quelque chose cloche... Après tout ce qu'il a subit, Faolan est lui aussi méfiant et n'arrive pas à croire à un dieu aussi cruel. L'auteure joue beaucoup avec cette dualité et j'ai trouvé ça vraiment intéressant.

Et enfin, pour une fois dans ce genre de livre à la Hunger Games les choses ne se font pas à moitié. Faolan va subir jusqu'au bout. Il ne va avoir aucun répit. Même lorsqu'il va finir par s'allier avec quelqu'un, cela ne va que remuer d'autres traumatismes. Le livre se finit sur une touche d'espoir pour Faolan, mais elle est tellement loin de ce que j'avais imaginé ! Au final on ne sait pas ce qui va arriver à Faolan ni à l'île. Cette fin m'a vraiment frustré, mais je n'aurais pas aimé qu'elle se finisse bien non plus. Je sais, je suis difficile, mais je reste partagée.

Dans tous les cas c'est un livre que j'attendais depuis longtemps. J'ai en effet retrouvé tout ce que j'avais aimé et qui m'avais marqué dans Le roi des fauves. J'ai hâte d'être aux prochaines Imaginales pour découvrir le nouveau bijou d'Aurelie Wellenstein et lui dire tout le bien que j'ai pensé du Dieu oiseau !



Le dieu oiseau
16,90€ / 336 pages / 9782367405827

mercredi 21 novembre 2018

Les nuages de Magellan - Estelle Faye

Les nuages de Magellan - Estelle Faye

Sur Ankou, Damian Sabre, le leader des pilotes, veut renouer avec les rêves d'aventure jadis offerts par l'espace ; il exige des Compagnies qu'elles redonnent aux spatiaux la liberté de mouvement qui leur est désormais refusée. 
Aux confins de la Voie lactée, Dan, une jeune serveuse, chanteuse de blues à ses heures, rêve de partir vers les étoiles. En attendant, elle travaille au "Frontier", un rade miteux. 
L'espace, la mystérieuse Mary Reed en vient. Habituée du bar de Dan, elle semble se cacher sur ce planétoïde oublié de tous. De qui, et pourquoi ? Dan aimerait lui poser la question...

Note : 2,5 / 5


Depuis qu'Estelle Faye m'a complètement bluffé avec Les Seigneurs de Bohen je n'arrive plus a apprécier aucun de ses livres. Les Seigneurs de Bohen étant beaucoup trop parfait. J'étais pourtant assez enthousiaste à l'idée de découvrir de la SF sous la plume de cette auteure avec cette nouveauté de chez Scrinéo, mais j'ai malheureusement trouvé ce livre peu abouti.

Il y a pourtant de bonnes idées dans Les nuages de Magellan. Les humains ont conquis l'espace pour au final se voir petit à petit restreindre leurs libertés par les Compagnies. Seules les personnes qui leur sont affiliées peuvent à présent sillonner l'espace. De nombreuses personnes ont tenté de se rebeller, mais les Compagnies sont tellement puissantes que chaque révolte a été étouffée. Le lecteur assiste à un nouveau massacre de rebelles au début du livre. Dan, notre héroïne, barmaid sur un astéroïde depuis toute petite, est tellement touchée par cet événement qu'elle va improviser une chanson en hommage aux victimes. Une chanson qui va être enregistrée et devenir virale. C'est le début des ennuis pour elle.

J'ai beaucoup aimé l'univers créé par l'auteure, mais comme tout dans ce livre il n'est malheureusement pas assez poussé. On en sait très peu sur les Compagnies au final et je n'ai pas trouvé qu'ils représentaient une aussi puissante menace que ça. Beaucoup de choses demeurent flou et tout va beaucoup trop vite. J'ai comme l'impression que l'auteure n'a eu que peu de temps pour écrire ce livre, je l'ai en tout cas trouvé assez bâclé.

Les personnages sont aussi vraiment intéressants. C'est souvent la force des livres d'Estelle Faye car ses personnages sont toujours passionnants et complexes. Elle sait y faire avec les émotions et ses personnages se remettent sans cesse en question. Les deux personnages principaux, Dan et Liliam, sont vraiment réussies. Malheureusement, encore une fois, c'est comme si l'auteure avait manqué de temps pour les autres. Je n'arrive toujours pas à me remettre de la façon dont elle met tout bonnement de côté sans ménagement deux personnages pourtant extrêmement intéressants que vont rencontrer nos deux pirates et avec lesquels elles ont passé pourtant beaucoup de temps !

Je n'ai donc pas vraiment apprécié ce livre car j'avais tout simplement l'impression d'avoir devant moi l'histoire brute qu'aurait proposé l'auteure à son éditeur. Ce livre mérite clairement d'être plus travaillé. Et tout cela est d'autant plus dommage qu'il y a vraiment de bonnes idées et que comme d'habitude les personnages que nous propose Estelle Faye sont très bien construits.



Les nuages de Magellan
21,00€ / 288 pages / 9782367405858

jeudi 6 juillet 2017

La mort du temps - Aurélie Wellenstein



La mort du temps - Aurélie Wellenstein

Un séisme temporel a dévasté la Terre, massacrant une large partie de la population et mélangeant les époques entre elles. Callista se retrouve seule survivante dans un Paris ravagé où s'amalgament deux-mille ans d'architecture. Tous ses repères chamboulés, la jeune fille n'a plus qu'un espoir : retrouver en vie sa meilleure amie, restée dans l'Est de la France. Callista part à pied pour un long périple, talonnée par la monstrueuse réplique du séisme qui semble la suivre pour l'anéantir. Si elle s'arrête, si elle ralentit, le cataclysme la dévorera. Au côté d'étranges compagnons, issus de siècles différents, elle va tout faire pour échapper au chaos.

Note : 3 / 5


Cela fait 3 ans que je me rends chaque année aux Imaginales à Epinal, et chaque fois je suis très heureuse de pouvoir découvrir un nouveau livre d'Aurélie Wellenstein, dont j'avais eu un énorme coup de coeur pour son Roi des Fauves. Avec La mort du temps, l'auteure s'ancre un peu plus dans la réalité, mais renoue aussi avec l'horreur que j'avais adoré dans Le Roi des Fauves. Ce nouveau livre n'est cependant pas un coup de coeur, principalement à cause du personnage principal avec lequel j'ai eu du mal.

Callista, en fuguant avec sa meilleure amie, a eu un accident de voiture. Lorsqu'elle se réveille de son coma, elle se trouve dans un couloir avec son père alors qu'un séisme d'un nouveau genre ravage Paris : un séisme temporel. Ce cataclysme d'une violence inouïe, mélangeant les époques et les gens entre eux, Callista va en ressortir miraculeusement indemne. Ebranlée et perdue, elle n'a cependant pas de temps à perdre : un flash lumineux détruisant tout sur son passage semble vouloir tout remettre à zéro, et suivre la jeune fille...

Dès les premiers chapitres, j'ai été secouée par les descriptions du cataclysme, l'urgence et l'horreur de la situation. Ces gens déchirés, remodelés ou baladés dans le temps pour finalement devenir poussière. On ressent de la peur, de la répugnance et on arrête de respirer. Puis vient le silence, le retour brutal à la survie. On suit Callista et sa détresse, avec pourtant un espoir : celui de rejoindre sa meilleure amie partie dans les vosges après leur accident de voiture. J'ai retrouvé l'auteure que j'avais adoré dans Le Roi des Fauves, celle qui ne prend pas de pincettes.

Et ce cataclysme va petit à petit faire sens, les dernières paroles du père de Callista, son étrange coma, toutes les pièces du puzzle vont finir par s'assembler pour un final étonnant et fort.

Mais Callista ne va heureusement pas passer toutes ces épreuves seule. La jeune fille n'est en effet pas la seule survivante, mais tous n'ont pas eu sa chance d'en sortir indemne. Elle va ainsi être rejointe par Roland, un croisé venu donc d'un autre temps et qui a fusionné avec son cheval. Elle va aussi recueillir une petite fille qui n'a décidément pas sa langue dans sa poche et faire le choix de délivrer un homme-loup, Gascogne. Ils vont l'accompagner et permettre à l'auteure d'aborder, entre autre, le thème de la métamorphose qui lui est très chère. Mais surtout, ils font toute la force de ce livre, une vraie raison de vivre pour Callista, et la raison de ses choix.

Malgré tout ça, ce livre m'a quand même déçue. La faute au personnage principal et son histoire qui m'ont franchement ennuyée ! Callista est une jeune fille mal dans sa peau, perdue face à ses sentiments qu'elle cache derrière une carapace de fille superficielle et insupportable comme sont les jeunes filles actuellement... Elle finit heureusement par changer un peu, mais son histoire avec son amie, Emma, ses regrets et remords qui reviennent sans cesse casser le récit, qu'est-ce que ça m'a fait souffler !

Je n'ai pas non plus aimé le côté très jeunesse des dialogues, les blagues et références à la pop culture qui m'ont un peu embêtés. Comme dans Le Roi des Fauves j'ai trouvé certaines scènes et réactions des personnages étranges et surtout très en décalage par rapport à la situation dans laquelle ils sont.

Ces petits défauts m'ont d'autant plus embêtés que j'ai trouvé qu'ils n'étaient là que pour meubler, rajouter quelques lignes au récit pour au final le rendre long et franchement inintéressant par moment. Je ne pense pas que ce sont des choses intéressantes et pertinentes lorsqu'on lit du post-apo.

Ainsi, j'ai vraiment adoré l'idée de base qui ne peut laisser indifférent, les descriptions achevant de nous plonger dans l'horreur. Le thème du temps a vraiment été très bien exploité, le récit est vraiment cohérent et la fin très surprenante (ce qui est parfois vraiment difficile à atteindre quand on se lance dans les paradoxes temporels) Mais je n'ai pas du tout su m'attacher au personnage et aurait vraiment préféré que l'auteure reste en retrait, et surtout dans le présent, la survie, au lieu de sans cesse revenir sur les souvenirs et les problèmes de l'adolescente.

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Post-apocalyptique :
  

mercredi 4 janvier 2017

Zalim, tome 1 - Carina Rozenfeld

Zalim, tome 1 - Carina Rozenfeld

Il vit dans l’éther du monde des esprits. Il y dort en attendant l'appel. 
Parfois, on le réveille. 
Appelé pour protéger le royaume, il possède la puissance et la souplesse de la panthère, la vitesse du guépard, la vue de l'aigle, les défenses de l'éléphant, la charge du rhinocéros, la force du scarabée, le feu et les ailes du dernier dragon. De l'homme, il a hérité l'intelligence et la cruauté. 
Quand on l'invoque, il vient. Pour agir, il doit investir un corps humain. De génération en génération, il trouve un corps pour vivre. 
Il est dans mon sang, dans mon âme. 
Il dort en moi. Mais je ne savais pas. Jusqu'au jour où j'ai appris que j'étais lui, que j'étais Zalim.

Note : 2,5 / 5


Je suis toujours très emballée de lire un Scrineo. C'est une maison d'édition dans laquelle je me retrouve et qui a à cœur de mettre en avant des auteurs français et des genres que j'apprécie. J'en attendais beaucoup de Zalim car certains thèmes abordés dans le résumé, comme la métamorphose, m'ont tout de suite fait penser au Roi des Fauves, mon coup de cœur absolu de cette maison d'édition. Malheureusement, ce premier tome est une déception.

Ce livre m'a en effet frustré sur plusieurs points. Tout d'abord, ce premier tome fait un peu trop office d'introduction et de remplissage. L'auteur s'attarde beaucoup trop sur le temps qu'il fait, sur le quotidien pas toujours intéressant du château, et se répète beaucoup ! Vivement que le monstre nous détruise ces colonnes de créatures fantastiques qui semblent nous suivre du regard (vous avez cette même phrase, mot pour mot, au moins quatre fois dans le livre)

En plus de faire traîner son récit, j'ai trouvé que l'auteur l'avait tout simplement complètement raté : elle essaye de jouer sur le suspens, sauf que l'on comprend dès la première apparition du monstre qui est son hôte (aidé notamment par la couverture où aurait clairement du figurer le monstre seul) et cela rend le livre d'autant plus long.

J'ai aussi eu du mal avec son style. Ses phrases sont parfois beaucoup trop longues et donc pas très compréhensibles. Et je n'ai pas aimé le style un peu vieillot qu'elle s'est sentie obligée de prendre pour faire plus fantasy.

J'ai aussi été très déçue par son univers. L'auteur n'explique presque rien et ce qu'elle prend le temps d'expliquer sonne creux. C'est trop facile, trop banal.

L'idée était pourtant bonne, intéressante. Sur la fin on sent d'ailleurs qu'elle commence à développer des choses autour du monstre. Peut-il être maîtrisé au final ? J'ai aussi, heureusement, été complètement conquise par ses personnages et les différents couples qui sont tellement réels et touchants. Ils sont vraiment bien construits, chacun avec leurs faiblesses, leurs doutes. On les sent aussi évoluer, surtout Elyana. Son père, le roi, m'a particulièrement touché.

Il n'était peut-être pas nécessaire d'en faire une série. Ce premier tome, en tout cas, est clairement trop long et décourage beaucoup. Mais je me suis tellement attachée aux personnages que je vais surement lire la suite, en espérant que le récit avance plus vite et que les révélations soient moins évidentes dans le prochain tome !

http://scrineo.fr/

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samedi 24 septembre 2016

Les Océans Stellaires - Loïc Henry

Les Océans Stellaires - Loïc Henry

Sortie : 3 octobre 2016 

Encouragée par ses premiers succès, Luu Ly cherche une nouvelle planète à explorer. Son objectif ? Trouver des Seuils, ces passages interplanétaires cachés au fond des mers, et les vendre à prix d’or à la Fédération ou à ses adversaires, la Ligue et l’Empire. Pourtant, elle est loin d’imaginer les conséquences de sa prochaine exploration !
Psycho-éthologue de la Fédération, Stella est en état d’alerte : une jeune explo vient de faire une découverte majeure. Les bases de l’exploration spatiale pourraient en être bouleversées. 
Dans la partie qui s’engage, et dont l’enjeu n’est rien moins que l’avenir de l’humanité, un dirigeant de la Fédération dévoré d’ambition, un généticien avide de vengeance, un couple d’explorateurs mystérieux et deux petits prodiges aux ressources surprenantes vont jouer leur propre partition. 
Et si certains d’entre eux partageaient sans le savoir un secret ancien ?

Note : 3,5 / 5


Un livre de science-fiction dont l'action ne se passe pas dans l'espace mais sous les océans, c'est étonnant et c'est ce que nous offre Loïc Henry dans cette nouvelle parution des éditions Scrineo.

Tous les canons de la science-fiction sont pourtant présents : du nom des gouvernements à l'exploration de nouvelles planètes grâce aux Seuils découverts par nos personnages, le lecteur est dans un univers qu'il reconnait. Mais les idées de l'auteur sont vraiment intéressantes et permettent de voir la science-fiction sous un œil un peu différent. Loïc Henry aborde aussi des thèmes durs et tabous comme la génétique et nous permet de réfléchir sur le genre humain. Je me suis sentie très proche de ses idées et j'aurais d'ailleurs aimé qu'il aille un peu plus loin.

Et c'est selon moi tout le livre qui est survolé. Les chapitres sont courts, les ellipses nombreuses et le lecteur s'y perd un peu. Certaines scènes sont floues et je n'ai pas vraiment réussi à les comprendre. L'auteur ne nous fait pas vraiment découvrir les nouvelles planètes, mais s'attarde sur la façon dont les humains prennent le pouvoir sur celles-ci. C'est un choix stylistique qui, au fond, reflète les idées de l'auteur sur les humains (à savoir qu'ils portent en eux le gène de la destruction, de la violence) mais c'est un style qui m'a vraiment empêché de m'attacher aux personnages et qui a frustré ma lecture.

L'histoire est pourtant intéressante. J'ai adoré découvrir les techniques d'explorations pour déceler ces étonnants Seuils qui permettent d'aller d'une planète à une autre. J'ai aimé suivre la mystérieuse Luu Ly dans ses recherches, et découvrir son histoire. Il y a quelques scènes d'amour extrêmement bien écrites. Le livre, avec ses voyages sous-marins, les dons étonnants de Lontxo et Anneke, possède une ambiance vraiment mystique, unique. Dommage que le récit soit si survolé et en retrait.

Les Océans Stellaires est ainsi un livre surprenant qui fait réfléchir le lecteur. Entre explorations, amour, combats sous-marins et révélations, c'est un livre vraiment prenant, intéressant, mais qui manque de descriptions et laisse le lecteur sur un sentiment d'inachevé.

http://scrineo.fr/

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samedi 10 septembre 2016

La nuit n'est jamais complète - Niko Tackian

La nuit n'est jamais complète - Niko Tackian

La route à perte de vue au milieu d'un désert de rocaille. Arielle et Jimmy parcourent le bitume au volant de leur vieille Ford. Mais quand le père et la fille tombent sur un barrage de police et sont obligés de passer la nuit sur place tout dérape... Ils se réveillent abandonnés, naufragés de l'asphalte, avec trois autres rescapés. A quelques kilomètres de là, deux immenses tours métalliques se dressent, cadavres rongés par la rouille et le temps. Quelques maisons en tôles froissé se serrent pour se protéger du vent. Cette ancienne mine sera leur refuge. Ou leur pire cauchemar... Mais ce voyage au coeur des ténèbres est-il vraiment un hasard ?

Note : 3 / 5


Un désert, un paysage de mort entre l'Argentine et le Chili, que nos personnages doivent traverser pour une raison inconnue du lecteur. Mais cette route va devenir un enfer, car quelqu'un cherche à ce qu'ils ne puissent plus jamais sortir de ce désert. Ou du moins, pas avant d'avoir compris pourquoi ils étaient là.

Niko Tackian nous plonge très vite dans une ambiance oppressante où la mort peut frapper à tout instant. Le lecteur n'a pas le temps de connaître les personnages, l'action est très rapide et le suspens est présent à chaque fin de chapitre. Tout comme les personnages, on ne comprend pas ce qu'il se passe, le récit a des allures de cauchemar devant le rocambolesque de l'enchaînement de certaines scènes. La petite voix à l'intérieur de la tête du personnage principal, Jimmy, accentue le malaise que peut ressentir le lecteur.

Et puis on finit par se demander où veut donc bien nous mener l'auteur. Je ne comprenais pas pourquoi il laissait tant de flou autour de l'histoire des personnages et j'ai fini par trouver le récit long. Quand on tente de survivre avec des inconnus, on essaye un peu de les connaître, non ? Le personnage principal lui même ne semblait pas se connaître. Le rythme finit par être monotone, ponctué toujours des mêmes effets pour créer du suspense.

Et arrive la fin qui retourne complètement l'histoire. Une fin qui, si elle n'est pas très originale et un peu facile, marche très bien. Le lecteur finit par tout comprendre, par se souvenir de certains détails et les relier à la conclusion.

Au final, La nuit n'est jamais complète est un livre qui nous parle de thèmes difficiles autour de la mort et comment l'accepter, mais aussi autour de la maladie, la famille, la culpabilité. C'est un livre qui se lit vite, un récit efficace dont la conclusion saura vous étonner. Dommage que cette fin surprenante soit précédée d'un récit qui m'a paru un peu long.

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jeudi 26 mai 2016

Praërie, tome 1 : Le Monde des Sinks - Jean-Luc Marcastel

Praërie, tome 1 : Le Monde des Sinks - Jean-Luc Marcastel

En 1994, un centre de recherche et un village entier disparaissent mystérieusement dans une petite vallée du sud de la France, sans laisser de traces… Vingt ans plus tard, le lieutenant Vincent Marty est envoyé sur les lieux dans le plus grand secret. Objectif : récupérer les travaux de ce laboratoire perdu… des travaux portant sur la miniaturisation. Plus facile à dire qu’à faire, quand on vous réduit à la taille d’une fourmi et que vous disposez de seize heures pour vous frayer un chemin dans la plus impitoyable des jungles, hantée par des créatures cauchemardesques plus terrifiantes, voraces, rapides et meurtrières les unes que les autres… les insectes. Là, au milieu d’un peuple d’humains microscopiques, Vincent découvrira un univers plus incroyable encore qu’un monde de fantasy. Une société violente, impitoyable, calquée sur le modèle du règne animal et des êtres déracinés qui trouveront avec lui le chemin de leur humanité.

Note : 4 / 5


Je continue mes lectures pour les Imaginales, et approfondis ma découverte du catalogue des Editions Scrineo par la même occasion, avec ce chouette roman qui nous fait voir ce qu'il y a sous nos pieds d'une façon vraiment originale.

Et si vous deviez vivre dans un endroit complètement perdu du sud de la France, au milieu d'un champs... en ayant la taille d'un grain de riz ?! Après une expérience qui a mal tournée, c'est ce qui arrive à tous les habitants d'un petit village. C'est avec cette idée au goût de déjà-vu que Jean-Luc Marcastel nous plonge dans une aventure à la découverte d'un peuple qui a su survivre et s'adapter à ce milieu inattendu. Et au final, l'histoire des Sinks a vraiment su me surprendre ! Avant de m'y plonger, j'étais en effet persuadée d'avoir un livre pour enfants dans les mains, je m'attendais à une histoire sympathique à la manière d'un Chérie, j'ai rétréci les gosses, mais pas spécialement originale, et je me suis vraiment trompée !

L'immersion dans ce milieu dangereux est tout aussi brutale pour le lecteur car on suit l'histoire à la fois du point de vue d'un humain, qui, vingt ans après, va être envoyé en mission et se faire lui aussi rapetissé pour essayer de comprendre ce qui s'est passé et récupérer les recherches sur la miniaturisation ; et d'un Sink, un descendant de ces humains victimes de cette expérience qui a mal tournée et qui ont su, au fur et à mesure des années, survivre et créer une société adaptée à leur nouvel environnement (à savoir qu'un Sink ne vit que 2 ans, de nombreuses générations ce sont donc succédé en vingt ans) Et cette société est vraiment très bien pensée, riche et surprenante ! J'ai vraiment adoré découvrir ses particularités au fur et à mesure des observations de l'humain, Vincent, un point de vue qui est le même que le lecteur, ne connaissant pas cette société, ses croyances, sa langue si différents de ce que l'on connaît et cet univers que l'on ne soupçonnais pas si dangereux. Pourtant, ce sont les passages à travers le point de vue du Sink, Lo'Hiss, que j'ai préféré car ce sont eux qui nous plongent complètement dans les différentes coutumes de ce peuple : la chasse, le passage à l'âge adulte ou tout simplement la vie de tous les jours dans leur cité, Forroc, avec sa hiérarchie et ses croyances.

Et c'est en en apprenant toujours plus sur les Sinks que j'ai compris que ce livre n'était pas du tout un livre jeunesse : ils vivent sans cesse menacés et affrontent la mort très souvent, parfois de façon très violente. Pour survivre, ils ont du sacrifier beaucoup de choses : la communauté est plus importante que l'individu, et les femmes, à la manière des insectes, sont vues uniquement comme des pondeuses, la notion de famille n'existe plus. On découvre ainsi un univers cruel mais nécessaire, car ce n'est vraiment pas facile de survivre quand on fait 5mm de haut, menacé par le plus petit des insectes.

Le lecteur et Vincent, l'humain, vont donc être confrontés à tous ces changements ; cette nouvelle société qui pratiquent des choses impensables dans le nôtre, soulevant des questions qui vont bousculer toutes les croyances des Sinks ; l'angoisse d'être sans cesse une proie et la nécessité de toujours être aux aguets. A cela s'ajoute un impératif de temps : Vincent en a en effet très peu pour découvrir la vérité et retrouver les recherches sur la miniaturisation, recherches qui sont nécessaires à sa survie car, sans elles, il ne peut pas reprendre sa taille humaine. Heureusement, il va être aidé par des Sinks et une étrange fille-guêpe dont j'ai hâte d'en apprendre plus, ils vont devoir quitter la sécurité de Forroc et traverser le champs plein de dangers à la recherche du laboratoire.

Le livre est plein d'action et on découvre avec horreur tous les dangers auxquels doivent faire face les Sinks, des dangers parfois insoupçonnés. J'ai vraiment adoré cette immersion dans le monde des insectes et j'ai vraiment été impressionnée par l'imagination de Jean-Luc Marcastel, sa société d'humains miniatures et la construction des personnages qui dévoilent des passés surprenants. Tout comme dans Tellucidar, j'ai aussi aimé son style très descriptif, il prend le temps de bien nous expliquer, immergeant encore plus le lecteur.

J'ai donc définitivement été transportée par cette lecture, surprise par cette société loin d'être utopique et portée par l'action très présente. J'ai vraiment hâte de découvrir la suite car je ne sais vraiment pas comment Vincent et ses compagnons vont réussir à s'en sortir. Et quels nouveaux dangers, nouveaux insectes vont se trouver sur leur route ? Vite ! la suite de l'aventure !

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