mercredi 16 mai 2018

Le jardin secret - Frances Hodgson Burnett

Le jardin secret - Frances Hodgson Burnett

Mary Lennox est une enfant peu engageante. Privée d'affection, elle n'a jamais appris, dans son extrême solitude, à sourire ni à aimer. A la mort de ses parents, emportés par une épidémie de choléra, Mary quitte l'Inde où elle avait toujours vécu. Exilée dans le manoir anglais d'un oncle toujours absent, Mary trouve du réconfort dans l'Amitié. Elle partage avec Dickon, Colin et le rouge-gorge un merveilleux secret : un jardin oublié de tous, dont la clef, comme par magie, ouvre aussi la porte des cœurs...

Note : 4 / 5


Pour mon voyage à Londres j'avais envie de lire un classique de la littérature anglaise et je me suis très vite souvenu que j'avais Le jardin secret dans ma liseuse. Je me souviens avoir vu il y a très longtemps son adaptation cinématographique et avoir beaucoup aimé, c'est donc très rapidement que je me suis tourné vers ce livre pour me plonger dans l'ambiance british que je recherchais.

Le jardin secret est, comme beaucoup de livres datant de cette époque, très lent voire contemplatif. On y suit Mary, une petite fille qui n'a jamais reçu beaucoup d'amour et qui va devenir orpheline suite à une terrible tragédie, l'obligeant à quitter l'Inde, le pays où elle habitait avec ses parents, le seul qu'elle a jamais connu, pour aller vivre avec son oncle en Angleterre. On découvre donc en même temps que Mary les landes anglaises balayées par les vents, sa nature et la culture anglaise (si vous n'êtes pas très bon en anglais je ne vous conseille pas ce livre, certains personnages ont de forts accents yorkshire vraiment bien retranscris par l'auteure et donc difficiles à lire !) et l'histoire tout aussi tragique des habitants de ce manoir et de l'étrange jardin secret.

Et toute la magie du livre vient justement de cette découverte, du temps que l'auteure consacre aux descriptions et à l'immersion du lecteur, en même temps que celle de Mary. On a vraiment l'impression de faire partie des habitants de ce manoir et, surtout, de son jardin : et quel jardin merveilleux ! Quel plaisir de le découvrir et de sentir le temps y passer, le découvrir à travers les saisons, suivre le travail de Mary et écouter Dickon parler des animaux, de la vie tout simplement.

Car ce livre est une ode à la vie ! Un des personnages, Colin, est un garçon tout aussi triste que Mary avant qu'elle n'arrive dans le manoir et ne découvre ce que la nature a à offrir. Il a 10 ans et ne pense qu'à la mort, est hypocondriaque et ne veut pas sortir, ne se déplace même pas ! Et la façon dont il va renaître, grâce à Mary, grâce au jardin secret, est absolument merveilleuse. Cela va vous rendre terriblement heureux de voir ce petit s’éveiller, s'ouvrir à ce qu'il y a autour de lui et tout simplement aimer la vie ! J'ai trouvé ce livre tellement beau, et le fait que tout cela soit vu à travers les yeux des enfants, avec leurs jeux et leur naïveté, m'a rendue drôlement nostalgique.

Alors oui, il faut un peu de temps avant d'apprécier Mary et Colin qui sont au début des enfants vraiment insupportables alors que Dickon a très vite une place dans nos cœurs, mais cela rend le livre très réel. Comme dans la vraie vie, il faut apprendre à connaître les personnes avant de vraiment pouvoir les apprécier, et Mary et Colin finissent par tellement s'ouvrir aux autres et à ce qu'il y a autour d'eux qu'on ne peut que les adorer une fois le livre fini. Ce que je n'ai vraiment pas apprécié et qui est malheureusement propre à l'époque à laquelle le livre a été écrit, est la sexualisation des personnages. Ce sont des enfants ! et pourtant l'auteure juge les actions de Mary en les transposant à son futur de femme au foyer... Et l'espèce d’ambiguïté de sa relation avec Dickon n'a franchement pas lieu d'être !

Heureusement l'histoire et surtout les descriptions nous transportent complètement. Qu'est ce que j'ai aimé l'ambiance de ce livre ! En ce début de printemps, ce fut vraiment une lecture parfaite qui m'a fait beaucoup de bien.

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mercredi 11 avril 2018

Le lac des cygnes - Alice Sola


Le lac des cygnes - Alice Sola

Lorsque le prince Siegfried s’aventure en forêt ce soir-là, pour oublier les injonctions au mariage qui le pressent et le poids du royaume qui l’incombe, il s’attendait à tout sauf à croiser le chemin tortueux de l’intrigante Odette. Fasciné par la demoiselle et ses soeurs, prisonnières d’un antique sortilège, il voit là la quête de son existence et se fait la promesse de leur venir en aide. Mais a-t-il seulement conscience du danger qui rôde dans les bois et des ténèbres qui entourent la princesse ? Osera-t-il se confronter aux démons qui tirent les ficelles de ce jeu malsain, au risque de mettre en péril la vie d’Odette ? Autour d’un lac aux eaux teintées par une magie surannée, vont se jouer les destins croisés de Siegfried et d’Odette, des jeune-filles maudites, de Benno Von Sommerstern, le frère d’armes du prince mais aussi de la mystérieuse Odile qui ressemble tant à la princesse … Sous la douce plume d’Alice Sola, redécouvrez la légende qui a inspiré le ballet de Tchaïkovski !

Note : 2,5 / 5


Pour cette toute nouvelle parution de Magic Mirror éditions, j'ai une nouvelle fois pu la découvrir avant tout le monde grâce à la maison d'édition que je remercie et me plonger dans la réécriture d'un conte mais avant tout d'un ballet que j'aime particulièrement.

Tout le monde le connaît ce ballet, mais est-ce que vous connaissez le conte qui l'a inspiré ? Comme pour les parutions précédentes, la maison d'édition a eu la bonne idée de nous le proposer à la fin du livre, et c'est ce par quoi j'ai commencé. Je ne connaissais pas du tout le conte original et j'avais envie de le lire avant de me plonger dans la version d'Alice Sola. Et je dois dire que l'histoire du conte est très différente et m'a beaucoup plus plu que celle du ballet.

Mais la réécriture d'Alice Sola se concentre sur la version la plus connue, celle du ballet. Au début j'ai eu très peur que l'auteure ne calque trop l'histoire : nous suivons Siegfried dont la mère veut absolument qu'il se marie et lui impose un bal où toutes les jeunes filles du royaume sont invitées. Il va devoir faire son choix durant cette même soirée. Mais, bien entendu, il va rencontrer Odette quelques jours avant lors d'une partie de chasse et tomber amoureux d'elle. Odette étant victime d'une malédiction, il va tout faire pour l'aider.

Heureusement, l'auteure introduit petit à petit des touches personnelles comme le palais souterrain du grand-père d'Odette, va donner une grande importance aux amis de Siegfried et humaniser le personnage d'Odile qui est au final devenu mon personnage préféré. Le récit m'a tout de même paru tirer en longueur, l'auteure exagérant trop de choses pour rendre le livre plus long. Paradoxalement, j'ai trouvé que Siegfried et Odette se tombaient un peu trop vite dans les bras. Et, dernier point négatif, certaines scènes vont vraiment dans tous les sens, particulièrement les scènes de combat où je n'ai pas toujours compris les enjeux et la conclusion.

Il y a beaucoup de choses que je n'ai pas aimé dans ce livre et pourtant certaines scènes m'ont vraiment marqué. Rothbar et la belle-mère d'Odette sont absolument monstrueux et Alice Sola a vraiment réussi à retranscrire par les mots toute l'horreur qu'ils inspirent. Le palais cité plus haut est un endroit que j'ai énormément apprécié, tout comme les moments dans l'intimité et le destin terrible d'Odette et ses sœurs.

Mais la fin a selon moi tout gâché. S'il y avait bien une chose à garder du ballet c'était cette fin tragique, or Alice Sola a décidé d'opter pour une happy end mielleuse à souhait et pas forcément très bien amenée...

Cette troisième parution des éditions Magic Mirror ne m'a donc pas vraiment plu. C'est une réécriture un peu trop entendue et j'aurais aimé que l'auteure y mette un peu plus sa propre touche.

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