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mercredi 28 octobre 2020

La princesse au visage de nuit - David Bry #PLIB2021 #PSF2021


La princesse au visage de nuit - David Bry

Dans les bois vit la princesse au visage de nuit ; ses yeux sont des étoiles et ses cheveux l’obscur. 
Hugo, enfant violenté par ses parents, s'est enfui avec ses amis dans la forêt, à la recherche de la princesse au visage de nuit, qui exaucerait les vœux des enfants malheureux... Il est ressorti du bois seul et sans souvenirs, et a été placé dans une famille d'accueil. 
Vingt ans plus tard, alors qu'il a tout fait pour oublier son enfance, Hugo apprend la mort de ses parents. Mais, de retour dans le village de son enfance, il découvre que ses parents auraient été assassinés, et d'étranges événements se produisent. La petite voiture de son enfance réapparaît comme par magie. De mystérieuses lueurs brillent dans les bois. Les orages soufflent des prénoms dans le vent.

Note : 3 / 5

Je ne lis pas souvent de polars et lorsque j'en commence un j'oublie à chaque fois à quel point ce genre m'ennuie. Je ne pense pas que La princesse au visage de nuit soit un mauvais livre, même si j'aurais aimé qu'il soit plus fantastique, mais les polars et moi ça ne marche tout simplement pas.

Le livre se lit très rapidement. Les chapitres sont très courts et les scènes s'enchaînent très vite. L'auteur utilise très souvent le présent, donnant ainsi un sentiment d'urgence et accrochant le lecteur. Le livre m'a vraiment semblé bien écrit, alternant plutôt bien les souvenirs et l'avancement de l'enquête. Pour autant, j'ai trouvé que le récit se répétait trop. Je n'avais qu'une hâte : arriver à la fin pour enfin ne plus entendre parler de cette satanée princesse et du drame qu'a vécu Hugo lorsqu'il était petit !

Et c'est le problème de la plupart des polars que j'ai lu : il n'y a souvent qu'un seul objectif, qu'un seul point sur lequel le récit est centré et on nous le rabâche jusqu'à enfin résoudre le mystère qui plane autour. Et moi, c'est quelque chose qui me lasse et m'ennuie.

Ce livre, comme l'indique le titre, tourne autour du mystère de la princesse au visage de nuit. Cette princesse, Hugo et ses amis Pierre et Sophie l'ont cherché lorsqu'ils étaient petits, ils se sont enfoncés dans la forêt à sa recherche, et seul Hugo en est ressorti vivant.

Dès le début, je n'ai pas cru une seconde à l'aspect fantastique. J'étais persuadée que tout allait se résoudre de façon logique et allait nous montrer que rien dans tout ça n'était fantastique. Au final, la fin m'a plutôt étonnée, et contrairement à plusieurs autres avis que j'ai lu, je n'ai pas du tout été déçue par cette fin.

Mais clairement, ce livre ne m'a pas passionné. Il faut vraiment que j'arrête de tenter de lire des polars car ce n'est vraiment pas un genre que j'affectionne. De plus, les problèmes actuels et les récit se passant de nos jours ne m'intéressent vraiment pas. Je suis vraiment passée à côté de ce livre, mais je pense qu'il saura plaire à beaucoup d'autres lecteurs.


La princesse au visage de nuit
19,90€ / 278 pages / #ISBN9782918541721

mercredi 1 juillet 2020

Les chats des neiges ne sont plus blancs en hiver - Noémie Wiorek #PLIB2021 #PSF2021


Les chats des neiges ne sont plus blancs en hiver - Noémie Wiorek

Morz est la terre la plus au Nord du monde. Des siècles plus tôt, la neige a cessé de tomber et la glace a fondu, devenue une boue informe et immonde. 
Il y a une ombre dans l'Est de Morz ; celle de Noir, un esprit maléfique prêt à tout pour provoquer la ruine du royaume. Sur ses talons court le Second, un guerrier prodigieux, plus cruel et féroce que tous les séides gravitant autour d'eux. 
Il y a un enfant sur le trône de Morz : on attend de lui la ferveur de ses ancêtres pour maintenir le royaume dans la Lumière. Mais le prince Jaroslav doute de sa place, de son pouvoir et ne souhaite qu'une seule chose : vivre en paix. 
Et dans le Nord, près des montagnes, ourdissent les sorcières, vengeresses, dévorées par le rêve incertain de refaire un jour tomber la neige sur leur monde déchu.

Note : 3,5 / 5


Les chats des neiges ne sont plus blancs en hiver est un livre à la fois très classique et original. Je n'arrive toujours pas à savoir si j'ai aimé ou non ma lecture tant je l'ai trouvée abstraite et l'histoire simple. Mais ce livre, c'est avant tout une ambiance, des sentiments et un voyage ; et de ce côté là j'ai été complètement transportée. Merci beaucoup aux Editions de l'Homme Sans Nom pour l'envoi de ce livre.

Le récit est lent, très lent. Cela ne plaira pas à tout le monde mais personnellement j'ai beaucoup aimé. Noémie Wiorek nourrit le lecteur de plein de détails, d'odeurs, de nostalgie. Son univers a une très belle consistance, c'est tangible, réel et à la fois abstrait comme dans un rêve. Le style est très imagé et nous plonge au plus profond des sentiments des personnages. Le livre est ainsi vraiment original et unique de par son style alors que l'histoire en soit est assez simple.

Il s'agit d'une lutte entre la Lumière et les ténèbres. Certes, nous suivons principalement les "méchants", ce qui est assez original en soit (et j'ai adoré !) mais tout le propos du livre est de ramener la neige (et donc les ténèbres) sur les terres de Morz. Pour cela, Noir et ses troupes, aidés des sorcières, vont partir en guerre contre les humains et leur révérence pour la Lumière en anéantissant les représentants de leur Dieu-lion.

Mais l'auteure ne se cantonne pas à une vulgaire guerre entre le bien et le mal. Les motivations des personnages demeurent floues, la Lumière n'est pas aussi pure que ce que l'on peut croire et Noir n'est au final pas du tout ce que l'on pense. J'ai été étonnée par la fin qui n'est finalement positive pour personne, j'aurais aimé ressentir un peu d'espoir et je ressors étonnement triste de ma lecture.

Les chats des neiges ne sont plus blancs en hiver est un livre qui se vit. J'ai l'impression de ne pas avoir tout compris, de ressortir de ma lecture comme l'on émerge d'un rêve, mais ce n'est pas grave car j'ai ressenti énormément de choses en lisant. Ce livre est un voyage amer que je ne regrette absolument pas.


Les chats des neiges ne sont plus blancs en hiver
21,90€ / 424 pages / #ISBN9782918541684


dimanche 22 mai 2016

Les Kerns de l'Oubli, tome 1 : L'Exil - Feldrik Rivat

Les Kerns de l'Oubli, tome 1 : L'Exil - Feldrik Rivat

Roch, Grand Gardien de la citadelle d'Armenach, bras armé du roi Alkar, dernier rempart contre l'armée de fous sanguinaires qui assiègent la place forte, n'est plus. Empoisonné, puis plongé dans des eaux glaciales au terme d'une chute vertigineuse, son sort ne fait aucun doute. Qui est responsable d'une telle tragédie ? Ses ennemis étaient au moins aussi nombreux que ses admirateurs, à commencer par le roi Alkar, jadis son frère d'arme mais aujourd'hui entièrement sous la coupe de son noir conseiller, Cataxak. C'était déjà à l'instigation de ce dernier qu'Erkan, le fils de Roch, avait été condamné à l'exil et à l'amnésie un an plus tôt. Mais cela suffira-t-il à se prémunir de la vengeance d'un fils ?

Note : 3 / 5


Merci au forum Mort-Sûre pour la découverte de ce livre. Un roman de fantasy très dense qui est loin de tout nous révéler dans ce premier tome, et qui m'a du coup un peu perdue.

Le résumé annonçait une course à la vengeance sous fond de guerre et de complots alors que, selon moi, l'intrigue principale n'est pas du tout celle ci. Roch est certes un personnages vraiment intéressant, mais que l'on croise que très peu dans le livre. Le vrai héros de l'histoire est Erkan, son présumé fils, et l'intrigue principale a quelque chose de quasi divin. Au fil des pages, le lecteur apprend l'origine de ce monde des Kerns et la bataille que se livrent deux dieux, Saash et Aïnhor Eran, Saash voulant voler ce monde à Aïnhor Eran pour ensuite se venger des humains. Mais seule une poignée d'initiés sont au courant de l'existence des créateurs et de leurs guerres, et forment différents cercles à l'écoute de Aïnhor Eran. Ce deuxième dieu n'est cependant pas irréprochable et cache de nombreux secrets. L'enjeu des humains, à travers Erkan, est ainsi à la fois de contrer Saash mais aussi de s'affranchir de ce créateur, Aïnhor Eran, qui se joue beaucoup trop du peuple du monde des Kerns.

On découvre l'histoire à travers les yeux de plusieurs protagonistes, et c'est ce qui fait toute l'originalité des Kerns de l'Oubli car chaque personnage a son propre style. J'ai adoré celui, maniéré, de Telleran, un Sage-Guerrier qui fut le maître d'Erkan, ou encore le style complètement à l'opposé du rustre roi Ulnhor. Mais le point de vue qui m'a le plus fasciné fut celui des Sahamiens qui sont en quelque sorte les méchants de l'histoire, des happeurs d'âmes qui ne parlent pas la même langue que les autres personnages et qui ont donc un accent très perturbant au départ. Toutes ces perspectives rendent le récit très riche et vraiment intéressant.

Erkan, le héros de l'histoire, apparaît assez tard au lecteur, victime d'amnésie et perdu au milieu de nulle part. Heureusement, il est mentalement contacté par une étrange jeune femme, Awana, qui semble, elle, être au courant de beaucoup de choses et qui va guider Erkan vers sa destinée. Seulement, et c'est ce que je n'ai pas vraiment aimé dans ce livre, le lecteur est tout aussi perdu qu'Erkan. Ce jeune homme à la soit disante grande destinée fait ce qu'on lui dit car il ne se souvient de rien et n'a de toute façon rien d'autre à faire. Ce faisant il espère aussi retrouver son passé. Le lecteur suit donc un personnage très passif et reste dans le noir jusqu'à la fin de ce premier tome. On comprend vaguement les enjeux mais les actions restent assez floues.

Je n'ai pas non plus aimé la façon dont les personnages finissent par êtres quasi invincibles. Si on découvre très tôt leurs capacités à pouvoir converser mentalement avec d'autres personnages et à pouvoir les repérer grâce à ce même pouvoir, le roi Ulnhor en particulier, à la fin, fait des choses vraiment folles grâce à ses pouvoirs psychiques. Et Erkan arrive à enchaîner les combats alors qu'il a été empoisonné. J'ai trouvé les événements trop faciles, alors que, pourtant, certains personnages meurent d'une façon incompréhensible après toutes ces démonstrations de puissance !

Heureusement j'ai beaucoup aimé ce monde, les différents peuples et tout ce qu'on apprend sur les anciens âges. C'est très mystique, parfois complexe, mais vraiment intéressant. Je suis particulièrement tombée amoureuse de la cité d'Almenarc'h, cette île au milieu d'un lac, entourée de chutes et de falaises auxquelles elle est reliée par des bacs et des ponts, et puis ses galeries secrètes que l'on a le loisir de visiter avec le roi Ulnhor.

Ce premier tome m'a ainsi laissé beaucoup trop dans le noir pour que je puisse vraiment le savourer, partant dans des délires divins que je n'ai pas su interpréter. En revanche, je pense que les prochains tomes sauront donner des réponses et que Les Kerns de l'Oubli ne s'apprécie pleinement qu'une fois la dernière page du dernier tome refermée. Heureusement je vais vite pouvoir me procurer la suite, car Feldrik Rivat sera aux Imaginales le week-end prochain ! Pour finir je vous laisse avec le site de l'auteur, Kerns.fr, qui est vraiment très intéressant et saura vous plonger mieux que moi dans le monde des Kerns.

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