dimanche 20 mars 2016

Let The Sky Fall, tome 2 : Let The Storm Break - Shannon Messenger

Let The Sky Fall, tome 2 : Let The Storm Break - Shannon Messenger

Vane Weston, le dernier sylphe de l’Ouest, a survécu à son premier affrontement avec l’ennemi. Il reste cependant une cible de choix, car lui seul détient le pouvoir des quatre vents… du moins c’est ce que tous s’imaginent. Car Audra, depuis qu’elle s’est unie à lui en se laissant voler un baiser – trahissant par là son serment de gardienne et tous les sylphes – maîtrise, elle aussi, la même force secrète.
Partie loin au nord pour fuir de terribles révélations sur son passé, la jeune fille se retrouve malgré elle attirée dans la Vallée de la Mort, repaire de Raiden et de ses guerriers. Et ce qu’elle y découvre la terrifie. Vane et Audra se trouvent face à un dilemme : révéler leur secret aux Veilleurs afin de leur permettre de combattre Raiden, et réduire ainsi à néant le sacrifice de tout un peuple, ou s’entêter à refuser au risque de perdre la guerre ?
S’ils parviennent à survivre aux forces venues les détruire, leur restera-t-il quoi que ce soit après le passage de l’ouragan ?

Note : 3 / 5


Après un premier tome qui fut un quasi coup de coeur pour moi, j'en attendais forcément beaucoup de la suite.  Malheureusement, j'ai eu l'impression de faire du sur place avec ce deuxième tome qui n'a franchement pas su me convaincre.

Tout d'abord, je n'ai toujours pas compris pourquoi Audra a décidé de s'en aller à la fin du premier tome, laissant Vane au pire moment pour, et bien... s'aérer l'esprit ? Sa fuite n'a absolument aucune explication à part justifier l'utilisation de l'alternance des points de vues qui aurait perdu de son intérêt si les deux personnages avaient toujours été ensemble, et rajouter un peu de suspens, car sa fuite met pour le coup bien le bordel.

Et du coup c'est tout le récit qui ne m'a pas convaincu. L’enchaînement des différents événements m'ont paru extrêmement forcés pour tirer l'histoire en longueur, mais n'apportent rien de vraiment essentiel. D'autant plus qu'on retrouve Vane toujours chez ses parents, encore et toujours dans cette région sèche et déprimante alors que je m'attendais vraiment à découvrir le monde des sylphes.

La relation de Vane et Audra, si elle fait du yo-yo à cause de la fuite d'Audra et de sa jalousie par la suite, prend tout de même une tournure intéressante. Ils ne sont plus dans la retenue, apprennent à se connaître et à se faire confiance.

On découvre de nouveaux personnages, notamment Solana dont la rencontre avec Vane était très attendue. Mais elle est tellement effacée qu'elle ne représente pas du tout une menace pour notre couple, le triangle amoureux est au final vite expédié. Heureusement il y a Raf, un Veilleur très attachant qui va devenir un véritable allié pour Vane et Audra. Il est vite devenu mon petit chouchou, car Vane et ses blagues m'a beaucoup fait soupirer dans ce deuxième tome.

J'aime toujours autant la manière dont Shannon Messenger parle des vents, des processus que les personnages utilisent pour les appeler, c'est extrêmement poétique et contraste intelligemment avec les techniques de Raiden, le méchant.

Je n'ai donc pas trouvé ce tome spécialement intéressant, et pourtant l'action est au rendez-vous. Heureusement la fin annonce une suite en terre ennemie, chez les sylphes enfin ! Vane n'a toujours pas toutes les cartes en main pour battre Raiden mais est déterminé à en finir. J'espère que le dernier tome sera à la hauteur et saura rattraper ce deuxième tome qui ne m'a pas transporté. Pour finir j'aimerais aussi parler de la couverture : elle est très proche de la version originale, mais je trouve qu'elle ne va pas très bien avec celle du premier tome français (on a une illustration pour le premier tome et une photo pour le deuxième, ça ne va pas vraiment ensemble)

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vendredi 11 mars 2016

Les Nefs de Pangée - Christian Chavassieux

Les Nefs de Pangée - Christian Chavassieux

Pangée, terre immense au milieu de l'océan unique, continent de terre sèche et d'embruns où vit le peuple de Ghiom, dont l'histoire, en ce jour de la dixième chasse à l'Odalim, bascule.
Les Grands de Pangée ont parlé : le monstre marin doit mourir. Pour la paix. Pour l'ordre. Pour la promesse d'une nouvelle ère faste à venir, dans ce monde rongé par les mésalliances et les guerres fratricides.
Pourtant, quand les Nefs s'engagent sur l'Océan, une seule question demeure : si la traque échoue, si l'Odalim survit, si l'union faillit, les enfants de Pangée se dévoreront-ils ? Cette dixième chasse ne serait-elle alors qu'un chant du cygne ?

Récit de guerre, légende, chronique d'un peuple, Les Nefs de Pangée traversent les genres et emportent avec elles le goût des explorations, des combats et des drames à grande échelle. Avec sa plume vive et sensuelle, dans des décors aux dimensions hallucinantes, Christian Chavassieux nous propose un lyrisme nouveau et un voyage, sur terre et sur mer, à la dimension d'une fantasy opéra.

Note : 3 / 5


Les Nefs de Pangée fait partie de ces livres difficiles à classer, à cerner, et donc à chroniquer. Si j'ai découvert une jolie plume et un récit qui traverse les âges d'un monde vraiment intéressant et riche, je reste mitigée sur ma lecture.

La quatrième de couverture nous promet un récit épique, une traque haletante et la découverte d'une toute nouvelle culture, d'un nouveau monde. Mais voila, le début est très lent, il faut s'accrocher, et l'on comprend très vite que le livre ne sera finalement pas vraiment centré sur la chasse, mais plutôt sur la découverte de cette culture, sur la compréhension du peuple de Pangée et de son histoire. Heureusement, c'est quelque chose que j'adore, et pour le coup la quatrième de couverture a vraiment raison de qualifier ce livre de fantasy opéra. A l'image des space opéra pour la science-fiction, Les Nefs de Pangée va nous mettre sur le chemin de plusieurs personnages différents, issus de régions différentes, pour nous montrer toute l'étendue de sa culture et nous conter l'histoire de cette terre. La politique est aussi un aspect très important dans ce roman, car on va se retrouver à un moment de leur histoire où beaucoup de changements vont opérer.

Si l'aspect fantasy opéra m'a beaucoup plu, l'auteur a tendance à nous perdre. J'ai eu beaucoup de mal à m'y retrouver dans ce livre, les ellipses sont trop nombreuses et ce sont des années entières que l'on saute sans que l'auteur ne le précise. Le lecteur met un temps fou à se repérer, d'autant plus que l'on suit de nombreux personnages différents. A la fin on finit même par suivre une deuxième race (dommage que je ne puisse pas vous en dire plus, car c'est vraiment ce qui fait tout le livre, mais ça gâcherait votre lecture si j'en dis plus !), ce qui fait vraiment beaucoup.

La lecture est donc plutôt laborieuse, et pourtant l'auteur arrive à nous passionner, à nous faire continuer, notamment grâce à cette sensibilité et à ce lyrisme qui donne un charme fou à ce roman. On ne se sent pas particulièrement proche des personnages, mais la fresque historique que nous dépeint l'auteur est tellement riche, les coutumes tellement marquantes, que je ne pouvais tout simplement pas m'arrêter et que je voulais en savoir toujours plus.

Ce roman de fantasy m'a ainsi vraiment surpris et m'a fait vivre une grande aventure, celle d'un peuple et d'un monde qui n'appartient à personne et à tout le monde à la fois. Il m'a aussi fait réfléchir en abordant le racisme, la religion ou l'excès de confiance en soi, le pouvoir qui mène à la folie. Ce livre a cependant fini par me perdre, et je crois que j'ai du louper quelque chose car une fois arrivé à la fin j'étais déçue. Déçue que cela se termine peut-être, car au final cette fresque pourrait continuer à s'étendre sur des âges et des âges encore.

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