jeudi 31 mars 2016

Comment (bien) rater ses vacances - Anne Percin

Comment (bien) rater ses vacances ? - Anne Percin

"Chers parents,
Mon stage de survie en milieu hostile se passe bien, merci. J'espère que vous êtes pas trop morts, rapport aux frais de rapatriement qui doivent coûter bonbon, depuis la Corse. Sinon, moi ça va, j'ai mangé Hector mais pas tout d'un coup, j'en ai congelé un bout pour le mois prochain. Heureusement que j'ai l'eau-de-vie de Mamie, ça m'aide pour tenir. Si jamais vous ne reveniez pas, ce serait sympa de m'envoyer un mandat parce que la prostitution masculine, ça marche pas trop dans le quartier. Bon, ben je vous laisse, c'est l'heure de ma piqûre d'héroïne.
Gros bisous, votre fils bien-aimé,
Maxime."
Cet été, Maxime a 17 ans. Il ne veut plus partir en vacances avec ses parents. Il préfère rester chez sa Mamie pour glander devant l'ordinateur. Tant pis pour lui. Il va vivre des journées délirantes!

Note : 3,5 / 5


Je ne me suis jamais intéressée à la maison d'édition du Rouergue car j'ai toujours trouvé le design de leurs livres extrêmement laids. Mais heureusement, l'intervenant qui nous a fait cours sur le rayon jeunesse il y a quelques semaines a su me donner envie de découvrir leur catalogue en nous parlant passionnément de quelques uns de leurs livres, dont celui ci.

Dès la lecture du résumé j'ai su que l'humour un peu noir de cet adolescent allait me plaire. Mais j'étais loin de savoir jusqu'où allait aller Anne Percin dans son concept, à utiliser jusqu'aux notes de bas de pages pour faire rire le lecteur. Maxime est vraiment très drôle, enchaîne références sur références et blagues plus ou moins de mauvais goût. J'ai vraiment été très réceptive à cet humour, tout simplement parce que toutes ses références me parlent, mais je ne pense pas que ce soit le cas de tout le monde, et surtout pas des jeunes qui seraient amenés à lire ce livre. En effet, je n'ai pas trouvé que Maxime soit un jeune de son temps, avec ses goûts pour le rock des années 80, les vieux films gores ou encore les polars, il ne représente pas vraiment selon moi un ado d'aujourd'hui. Ma vision est peut-être un peu négative, mais dans tous les cas c'est quitte ou double : ce livre plaira beaucoup, comme il m'a plu, ou ne plaira pas du tout.

L'histoire en elle même est aussi très comique, Maxime enchaînant les pires situations possibles. Il fait cependant tout pour garder le moral et ne se départ que rarement de son humour. Moi qui ne suis habituellement pas réceptive aux histoires de tous les jours, dans la vraie vie ennuyeuse et notre monde déprimant, j'ai cependant été très touchée par Maxime et sa famille dans laquelle je me suis beaucoup retrouvée. Moi aussi je ferais tout pour ma Mamie, mais je ne suis pas sûre que j'aurais autant géré que Maxime devant toutes ces situations auxquelles il a du faire face. Ce livre est un véritable hommage à la famille et il m'a rendu très nostalgique.

Si j'ai trouvé que le concept s’essoufflait un peu vers la fin par manque de renouvellement au niveau de l'humour, j'ai tout de même passé un bon moment de lecture avec ce livre. L'histoire a su, elle, me surprendre dans les dernières pages et j'ai été heureuse de comprendre qu'il y aurait une suite et en quoi elle allait consister. J'ai assez hâte de savoir dans quelles situations pas possibles va à nouveau se retrouver Maxime, je m'y suis vraiment attaché à cet ado qui me rappelle beaucoup une personne de ma connaissance.

Logo Livraddict

samedi 26 mars 2016

Les Lames du Cardinal, tome 1 - Pierre Pevel

Les Lames du Cardinal, tome 1 - Pierre Pevel

1633, sous le règne de Louis XIII. Le cardinal de Richelieu veille à la bonne marche du royaume de France, de plus en plus menacé par l'Espagne et ses nouveaux alliés : les dragons. Or, à situation exceptionnelle, moyens exceptionnels : le Cardinal se voit contraint de faire appel à une compagnie d'élite qu'il avait lui même dissoute. Sous le commandement du capitaine La Fargue, les bretteurs les plus vaillants et les plus intrépides que possède le royaume sont ainsi réunis pour former à nouveau les redoutables Lames du Cardinal.

Note : 4 / 5


De plus en plus familière avec les œuvres de cet auteur, je peux maintenant le dire : parfois, j'ai envie d'un bon Pierre Pevel. Et je n'ai pas du tout été déçue par cette nouvelle série, l'une des plus connues de l'auteur, où il montre avec passion son amour des romans de cape et d'épée et où les aspects historiques se mêlent avec justesse à la fantasy.

Au début ce livre n'est pourtant pas facile à suivre, voir plutôt décourageant. Les personnages se multiplient, tout comme les situations, et le lecteur a beaucoup de mal à entrer dans l'histoire, à se souvenir de qui est qui et à mettre de l'ordre dans ce récit très coupé qui alterne beaucoup de points de vues différents. Mais si le lecteur s'accroche il sera emporté par l'aventure, les complots et les combats menés à l'épée (ou de façons beaucoup moins loyales...) qui n'ont rien à envier à Alexandre Dumas.

Car si le début est avant tout là pour introduire les personnages et pour que le lecteur assiste à la reformation des Lames du Cardinal, petit à petit certaines choses sont dévoilées et le lecteur peut commencer à assembler les pièces du puzzle politique qu'il a devant lui et apprendre à mieux connaître tous les personnages que le début a seulement survolé. Puis tout s'enchaîne, l'action est de plus en plus au rendez-vous et le lecteur prend énormément de plaisir à suivre cette aventure et finit par s'attacher à tous ces personnages que constituent les Lames.

Et si cette aventure est digne d'un Alexandre Dumas dont on a d'ailleurs la chance de croiser certains personnages, elle est aussi très originale car Pierre Pevel intègre un aspect complètement inattendu : la magie, amenée par les dragons qui constituent la principale menace du royaume de France. Comme dans Le Paris des Merveilles, Pierre Pevel change ainsi l'histoire, et si c'est d'une manière moins importante que dans son autre série, ce changement amène une ambiance très particulière et des situations vraiment intéressantes sans pour autant dénaturer tout ce qui fait le charme des romans de cape et d'épée.

Toujours autant séduite par le style de Pierre Pevel qui sait créer suspens et nous plonger au cœur de son histoire, je l'ai pourtant encore une fois trouvé différent. Il prend en effet soin d'adapter son style d'écriture au contexte de son roman, un style un peu plus pompeux et descriptif et surtout très documenté. J'ai beaucoup aimé les petites pauses dans le récit pour nous donner différentes anecdotes de Paris à cette époque.

Si je prends toujours énormément de plaisir à lire du Pierre Pevel, c'est tout simplement parce qu'il sait me transporter à travers l'originalité et la justesse de ses uchronies mais aussi grâce à ses intrigues étonnantes. De plus, on sent que Les Lames du Cardinal a été écrit avec la passion d'un fou d'Alexandre Dumas, passion qui suffit à transporter le lecteur. La suite promet d'être menée avec panache et j'ai très envie de tout de suite m'y plonger.

Logo Livraddict

mercredi 23 mars 2016

Bourse au Mérite - Tina Meyer

Bourse au Mérite - Tina Meyer

Lorsqu’elle décroche une place dans l’une des plus prestigieuses écoles de commerce, Lia voit tous ses rêves se réaliser. Cette fille de fleuristes va alors découvrir l’élitisme qui règne dans ce monde si particulier : mépris, concurrence et coups bas vont désormais faire partie intégrante de sa vie quotidienne. La rencontre de Nolan, fils d’un riche ambassadeur, va lui faire croire à un conte de fées.
Mais si cette rencontre n’était en fait que le début des problèmes ?

Note : 3,5 / 5


Ce n'est pas le genre de livre que j'ai l'habitude de lire, mais c'est parfois bien de sortir de ce qui nous est familier, surtout si c'est pour découvrir les talents d'un membre de sa famille. Tina Meyer est ma belle cousine et il y a quelques jours encore je ne savais pas du tout qu'elle était douée pour l'écriture ! C'est son premier livre, qu'elle a eu la chance de voir édité en numérique par Hugo & Cie après avoir gagné le concours Young Adult "Blacklistée" de Fyctia sur le thème du harcèlement scolaire. Je suis vraiment très fière et contente pour elle, et je vais essayer de retranscrire du mieux que je peux ce que j'ai ressenti durant ma lecture.

Tout d'abord, et c'est important : le livre se dévore ! L'écriture est fluide, entraînante, et l'histoire va très vite. Peut-être un peu trop d'ailleurs, car la rencontre entre Lia et Nolan est un véritable coup de foudre et les événements du début de leur relation s'enchaînent un peu trop rapidement selon moi. Mais tout ça rend le livre terriblement efficace et le lecteur arrive difficilement à stopper sa lecture.

Lia est une jeune fille effacée qui n'a que peu confiance en elle, mais le lecteur comprend très vite que c'est une carapace qu'elle s'est forgée à force d'être harcelée. Lia ne fait en effet pas partie de ces filles à papa qui ont payé pour entrer dans l'école, mais est une jeune fille simple qui a gagné sa place grâce à ses excellentes notes, et est ainsi très vite devenue le souffre douleur de sa promo. Le livre retrace terriblement bien les effets du harcèlement sur une personne, le changement qui opère, à quel point cela détruit, mais aussi la reconstruction de Lia qui, entre autre grâce à Nolan, réussit à dire stop à tout ce qu'elle subit. J'avais peur que cet aspect soit trop présent dans le livre, mais l'équilibre est juste, Tina Meyer arrive à nous faire réfléchir sur ce fléau tout en faisant avancer l'histoire d'amour.

Mais ce que j'ai particulièrement aimé dans Bourse au Mérite, c'est justement cette histoire d'amour. Encore une fois je partais sur d'horribles préjugés, j'avais vraiment peur de tomber sur une histoire peu plausible, avec des scènes pas possibles comme celles que l'on peut croiser dans 50 Nuances de Grey, mais pas du tout. Je me suis terriblement attachée à Lia et Nolan car ils vivent une histoire d'amour comme tout le monde, ils doutent puis apprennent à se faire confiance, font parfois preuve de maladresses mais ils se pardonnent. La fin m'a vraiment fait fondre et j'ai pris beaucoup de plaisir à suivre leur histoire. Même les scènes un peu "hot" m'ont plues car elles faisaient parties de la suite logique des choses et ne sont pas du tout exagérées.

Le fait que les chapitres alternent entre le point de vue de Lia et celui de Nolan est vraiment intéressant car le lecteur, lui, il sait que Nolan n'a rien fait pour décevoir Lia, et il a terriblement envie de lui dire tout ce qu'il sait, mais il ne le peut pas ! On suit donc très attentivement la suite, on veut savoir comment ils vont réussir à s'en sortir. C'est aussi plutôt marrant de voir les événements à travers les sentiments d'un garçon et d'une fille, car non ça ne marche pas pareil, et Tina Meyer arrive vraiment bien à le retranscrire.

Si je préfère définitivement la littérature de l'imaginaire qui me fait oublier notre monde un peu triste, j'ai été contente de découvrir une facette inédite de ma belle cousine dont je suis définitivement fière, car elle a vraiment une jolie plume, juste et entraînante, que je vous conseille de vite découvrir ! Ce ne sera plus par curiosité que je lirais le prochain livre, mais en lectrice convaincue de passer un chouette moment de lecture.

Et si malgré ma critique vous n'êtes toujours pas convaincu, je vous invite à lire les premiers chapitres du livre ici.

Logo Livraddict

dimanche 20 mars 2016

Let The Sky Fall, tome 2 : Let The Storm Break - Shannon Messenger

Let The Sky Fall, tome 2 : Let The Storm Break - Shannon Messenger

Vane Weston, le dernier sylphe de l’Ouest, a survécu à son premier affrontement avec l’ennemi. Il reste cependant une cible de choix, car lui seul détient le pouvoir des quatre vents… du moins c’est ce que tous s’imaginent. Car Audra, depuis qu’elle s’est unie à lui en se laissant voler un baiser – trahissant par là son serment de gardienne et tous les sylphes – maîtrise, elle aussi, la même force secrète.
Partie loin au nord pour fuir de terribles révélations sur son passé, la jeune fille se retrouve malgré elle attirée dans la Vallée de la Mort, repaire de Raiden et de ses guerriers. Et ce qu’elle y découvre la terrifie. Vane et Audra se trouvent face à un dilemme : révéler leur secret aux Veilleurs afin de leur permettre de combattre Raiden, et réduire ainsi à néant le sacrifice de tout un peuple, ou s’entêter à refuser au risque de perdre la guerre ?
S’ils parviennent à survivre aux forces venues les détruire, leur restera-t-il quoi que ce soit après le passage de l’ouragan ?

Note : 3 / 5


Après un premier tome qui fut un quasi coup de coeur pour moi, j'en attendais forcément beaucoup de la suite.  Malheureusement, j'ai eu l'impression de faire du sur place avec ce deuxième tome qui n'a franchement pas su me convaincre.

Tout d'abord, je n'ai toujours pas compris pourquoi Audra a décidé de s'en aller à la fin du premier tome, laissant Vane au pire moment pour, et bien... s'aérer l'esprit ? Sa fuite n'a absolument aucune explication à part justifier l'utilisation de l'alternance des points de vues qui aurait perdu de son intérêt si les deux personnages avaient toujours été ensemble, et rajouter un peu de suspens, car sa fuite met pour le coup bien le bordel.

Et du coup c'est tout le récit qui ne m'a pas convaincu. L’enchaînement des différents événements m'ont paru extrêmement forcés pour tirer l'histoire en longueur, mais n'apportent rien de vraiment essentiel. D'autant plus qu'on retrouve Vane toujours chez ses parents, encore et toujours dans cette région sèche et déprimante alors que je m'attendais vraiment à découvrir le monde des sylphes.

La relation de Vane et Audra, si elle fait du yo-yo à cause de la fuite d'Audra et de sa jalousie par la suite, prend tout de même une tournure intéressante. Ils ne sont plus dans la retenue, apprennent à se connaître et à se faire confiance.

On découvre de nouveaux personnages, notamment Solana dont la rencontre avec Vane était très attendue. Mais elle est tellement effacée qu'elle ne représente pas du tout une menace pour notre couple, le triangle amoureux est au final vite expédié. Heureusement il y a Raf, un Veilleur très attachant qui va devenir un véritable allié pour Vane et Audra. Il est vite devenu mon petit chouchou, car Vane et ses blagues m'a beaucoup fait soupirer dans ce deuxième tome.

J'aime toujours autant la manière dont Shannon Messenger parle des vents, des processus que les personnages utilisent pour les appeler, c'est extrêmement poétique et contraste intelligemment avec les techniques de Raiden, le méchant.

Je n'ai donc pas trouvé ce tome spécialement intéressant, et pourtant l'action est au rendez-vous. Heureusement la fin annonce une suite en terre ennemie, chez les sylphes enfin ! Vane n'a toujours pas toutes les cartes en main pour battre Raiden mais est déterminé à en finir. J'espère que le dernier tome sera à la hauteur et saura rattraper ce deuxième tome qui ne m'a pas transporté. Pour finir j'aimerais aussi parler de la couverture : elle est très proche de la version originale, mais je trouve qu'elle ne va pas très bien avec celle du premier tome français (on a une illustration pour le premier tome et une photo pour le deuxième, ça ne va pas vraiment ensemble)

Logo Livraddict

vendredi 11 mars 2016

Les Nefs de Pangée - Christian Chavassieux

Les Nefs de Pangée - Christian Chavassieux

Pangée, terre immense au milieu de l'océan unique, continent de terre sèche et d'embruns où vit le peuple de Ghiom, dont l'histoire, en ce jour de la dixième chasse à l'Odalim, bascule.
Les Grands de Pangée ont parlé : le monstre marin doit mourir. Pour la paix. Pour l'ordre. Pour la promesse d'une nouvelle ère faste à venir, dans ce monde rongé par les mésalliances et les guerres fratricides.
Pourtant, quand les Nefs s'engagent sur l'Océan, une seule question demeure : si la traque échoue, si l'Odalim survit, si l'union faillit, les enfants de Pangée se dévoreront-ils ? Cette dixième chasse ne serait-elle alors qu'un chant du cygne ?

Récit de guerre, légende, chronique d'un peuple, Les Nefs de Pangée traversent les genres et emportent avec elles le goût des explorations, des combats et des drames à grande échelle. Avec sa plume vive et sensuelle, dans des décors aux dimensions hallucinantes, Christian Chavassieux nous propose un lyrisme nouveau et un voyage, sur terre et sur mer, à la dimension d'une fantasy opéra.

Note : 3 / 5


Les Nefs de Pangée fait partie de ces livres difficiles à classer, à cerner, et donc à chroniquer. Si j'ai découvert une jolie plume et un récit qui traverse les âges d'un monde vraiment intéressant et riche, je reste mitigée sur ma lecture.

La quatrième de couverture nous promet un récit épique, une traque haletante et la découverte d'une toute nouvelle culture, d'un nouveau monde. Mais voila, le début est très lent, il faut s'accrocher, et l'on comprend très vite que le livre ne sera finalement pas vraiment centré sur la chasse, mais plutôt sur la découverte de cette culture, sur la compréhension du peuple de Pangée et de son histoire. Heureusement, c'est quelque chose que j'adore, et pour le coup la quatrième de couverture a vraiment raison de qualifier ce livre de fantasy opéra. A l'image des space opéra pour la science-fiction, Les Nefs de Pangée va nous mettre sur le chemin de plusieurs personnages différents, issus de régions différentes, pour nous montrer toute l'étendue de sa culture et nous conter l'histoire de cette terre. La politique est aussi un aspect très important dans ce roman, car on va se retrouver à un moment de leur histoire où beaucoup de changements vont opérer.

Si l'aspect fantasy opéra m'a beaucoup plu, l'auteur a tendance à nous perdre. J'ai eu beaucoup de mal à m'y retrouver dans ce livre, les ellipses sont trop nombreuses et ce sont des années entières que l'on saute sans que l'auteur ne le précise. Le lecteur met un temps fou à se repérer, d'autant plus que l'on suit de nombreux personnages différents. A la fin on finit même par suivre une deuxième race (dommage que je ne puisse pas vous en dire plus, car c'est vraiment ce qui fait tout le livre, mais ça gâcherait votre lecture si j'en dis plus !), ce qui fait vraiment beaucoup.

La lecture est donc plutôt laborieuse, et pourtant l'auteur arrive à nous passionner, à nous faire continuer, notamment grâce à cette sensibilité et à ce lyrisme qui donne un charme fou à ce roman. On ne se sent pas particulièrement proche des personnages, mais la fresque historique que nous dépeint l'auteur est tellement riche, les coutumes tellement marquantes, que je ne pouvais tout simplement pas m'arrêter et que je voulais en savoir toujours plus.

Ce roman de fantasy m'a ainsi vraiment surpris et m'a fait vivre une grande aventure, celle d'un peuple et d'un monde qui n'appartient à personne et à tout le monde à la fois. Il m'a aussi fait réfléchir en abordant le racisme, la religion ou l'excès de confiance en soi, le pouvoir qui mène à la folie. Ce livre a cependant fini par me perdre, et je crois que j'ai du louper quelque chose car une fois arrivé à la fin j'étais déçue. Déçue que cela se termine peut-être, car au final cette fresque pourrait continuer à s'étendre sur des âges et des âges encore.

Logo Livraddict