mercredi 18 octobre 2017

Shikanoko, tome 1 : L'enfant du cerf - Lian Hearn


Shikanoko, tome 1 : L'enfant du cerf - Lian Hearn

Laissé pour mort dans la montagne, le jeune Shikanoko trouve refuge chez un sorcier qui lui fabrique un masque aux immenses pouvoirs magiques. Il devient «l'Enfant du Cerf». Il parlera aux fantômes et aux esprits protecteurs, il apprendra des hommes et des femmes les plus puissants, il connaîtra le raffinement, l'amour et les sentiments les plus purs, mais aussi la bestialité, la cruauté et les machinations politiques...

Note : 3,5 / 5


Je me souviens avoir lu Le Clan des Otori il y a très longtemps, et avoir beaucoup aimé. J'ai donc tout naturellement été attirée par la nouvelle série de Lian Hearn (et ses magnifiques couvertures !) qui m'a une nouvelle fois fait voyager au Japon, ce pays que j'aime tant.

L'univers qu'a créé l'auteure est vraiment fascinant. Totalement imaginaire, il a pourtant tout d'un Japon féodal et on se passionne à découvrir sa culture et ses coutumes. Empereurs, seigneurs et guerriers, le système hiérarchique est très proche de la réalité et va entraîner guerres et alliances que le lecteur va pouvoir suivre intensément. Deux clans vont se disputer le trône, ruser et comploter. Leurs ambitions vont entraîner tout un pays dans la guerre et détruire de nombreuses familles. Ce premier tome va nous permettre de suivre de nombreux personnages, tous liés qu'ils le veuillent ou non à cette terrible guerre.

L'ésotérisme a aussi une grande place dans son récit, les yokais, esprits et autres créatures tirées du folklore japonais ne sont pas que des légendes et évoluent aux côtés des personnages. Lian Hearn connait vraiment bien son sujet et j'ai vraiment retrouvé tout ce qui fait le Japon, ses hommes et sa culture.

Toutefois, ce fut une lecture en demi-teinte. J'ai beau avoir été fascinée par l'épopée et l'univers que nous offre l'auteure, je n'ai pas du tout été conquise par la façon dont elle nous livre l'histoire. Chaque chapitre porte comme titre le nom du personnage sur lequel le passage va ce concentrer. Et Shikanoko n'est que peu présent ! C'est même le personnage dont je me suis le moins attachée, tant il est passif et effacé. En général, c'est toute l'histoire qui m'a semblé froide et en retrait. Le style de Lian Hearn est beaucoup trop descriptif et impersonnel. Je n'ai pas réussi à me projeter pleinement dans l'histoire et je n'ai rien ressenti pour les personnages. Les nombreuses ellipses n'ont pas aidé non plus. Je ne me souviens pourtant pas avoir été gênée par le style dans Le Clan des Otori, mais dans cette série ça ne va vraiment pas.

Il est pourtant fascinant de voir l’évolution de la rivalité des deux clans, tous les petits incidents, complots et ruses qui vont mener à la guerre. L'histoire est vraiment dense et ce n'est qu'à la fin de ce premier tome que l'on s'en rend compte. Malgré le style qui ne m'a pas convaincu, je pense lire la suite avec plaisir !

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mercredi 11 octobre 2017

The Rain, tome 1 - Virginia Bergin

The Rain, tome 1 - Virginia Bergin

Une pluie mortelle s’abat sur la Terre : l’humanité est menacée de disparition. Ruby, 15 ans, part à la recherche de son père. 

Je m’appelle Ruby Morris, et voici mon histoire. Si vous la lisez, vous avez énormément de chance d’être encore en vie. 
Question : quand faut-il abandonner tout espoir ? 
a) Maintenant. Immédiatement. On est foutus. 
b) Dans deux semaines, environ. 
c) Jamais. 
d) J’imagine qu’il pourrait y avoir un d), mais s’il existe, je ne l’ai pas encore trouvé…

Note : 3,5 / 5


Merci à Booknode et à Bayard pour la découverte de ce livre qui fut une véritable bonne surprise ! Je l'ai lu d'une traite tant il m'a passionné. Je me suis vraiment sentie impliquée dans la course à la survie de notre héroïne Ruby et je ne pouvais plus lâcher le livre !

Ce n'était pourtant pas gagné au début. L'auteure nous lâche en plein milieu d'une soirée d'ados prépubères et j'avais très très peur que le côté jeunesse (à comprendre : les histoires d'amour, de popularité, d'amis et j'en passe) ne prenne le dessus. Heureusement la catastrophe arrive vite et l'auteure décide d'orienter son récit vers des chemins plutôt étonnants !

Certes, Ruby est tout de même parfois agaçante et un peu trop portée sur le maquillage, mais ces préoccupations ne sont clairement pas au centre du récit. Elles apportent seulement une touche d'humour bienvenue au milieu de l'angoisse de la survie, et on finit par vraiment s'attacher à Ruby qui va voir plusieurs personnes de son entourage proche mourir (et c'est important de le souligner car tellement surprenant alors que c'est complètement réel ! Je commence à en avoir marre des happy end dans les livres jeunesse)

Et c'est ce réalisme qui a su me captiver. L'auteure n'a vraiment pas de pitié pour ses personnages et certaines scènes vont longtemps me rester dans la tête. La catastrophe qui survient dans ce livre est pourtant simple : l'eau est devenue mortelle. D'abord la pluie, puis, à mesure que celle-ci se déverse, l'eau du robinet qu'elle a contaminé. Pourtant, l'eau est essentiel à la survie, Ruby va donc devoir piller, ruser et réfléchir pour trouver de l'eau qui n'a pas été souillée. Et, surtout, toujours observer le ciel.

Ce livre, comme beaucoup de récits post-apocalyptiques, est aussi une véritable expérience sociale. Ruby va croiser plein de personnages différents. Des dangereux, mais aussi des personnages avec qui elle va faire un bout de chemin. Dans tous les cas, ce sont tous des moments puissants et importants pour l'évolution du personnage. J'ai particulièrement été touchée par la partie avec son beau-père et les changements que va apporter la catastrophe dans leur relation. Ce n'est que dans les pires moments que l'on s'aperçoit de certaines choses et que l'on regrette de ne pas avoir fait ce petit effort, ce petit pas qui aurait pu tout changer.

La forme du livre aide aussi à l'immersion : écrit à la première personne, c'est Ruby elle même qui nous raconte son histoire sous forme de journal, de guide. Le récit s'entre coupe de temps en temps de conseils, de pensées ou de traits humoristiques concernant la future adaptation de son histoire en film et les passages qu'elle aimerait changer. Et Ruby ne s'est autorisé aucun gros mot car sa mère n'aurait pas apprécié. Elle a donc remplacé les gros mots par des papillons. Si j'ai trouvé ce principe un peu niais au début, au final je me suis beaucoup plu à imaginer quel gros mot allait à tel endroit.

J'ai donc vraiment adoré l'aventure de Ruby. J'ai pleuré, souffert et lutté avec elle. J'ai chéri tous les petits moments de bonheur dont elle se souvenait au fur et à mesure de l'avancée de son périple, et j'ai surtout aimé la voir grandir et se battre. Cela faisait longtemps que je n'avais plus apprécié un livre jeunesse comme celui-ci et j'ai vraiment hâte de lire la suite !

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samedi 7 octobre 2017

Alice au pays des morts-vivants, tome 1 - Mainak Dhar


Alice au pays des morts-vivants, tome 1 - Mainak Dhar

Deadland, Inde. Un virus a réduit la quasi-totalité de l'humanité à l'état de zombies. Du monde d'hier, il ne reste rien, sinon les armes. Le Comité central règne d'une main de fer sur cette partie de la planète, assurant sa puissance grâce à sa milice, appelée Zeus. 
Alice, 15 ans, n'a pas connu d'autre école que celle de la survie. Mais elle y excelle. Lors d'une patrouille, elle surprend un zombie sortant subitement de terre, pourtant des oreilles roses de lapin. Sans l'ombre d'une hésitation, elle s'engouffre à sa suite. 
Et chute...

Note : 2 / 5


Alice au pays des merveilles et du post-apocalyptique (plus précisément du zombie), deux sujets qui m'intéressent beaucoup et qui, mis ensemble, ne pouvaient que donner quelque chose de surprenant et de génial ! Et pourtant, quelle déception ! Ce livre ne m'a pas du tout emporté.

Tout d'abord, j'ai trouvé la réécriture légère. Le conte de Lewis Carroll est plus un prétexte qu'autre chose, un nom qui fait vendre mais qui ne sert pas vraiment le récit. Au début on y croit pourtant : Alice flâne avec sa soeur le fusil à la main, attendant une cible, lorsqu'un Mordeur (le nom choisi par l'auteur pour ne pas dire zombie) fait son apparition. Ce Mordeur arborant des oreilles de lapin va réussir à se faufiler dans un trou avant qu'Alice ne réagisse et ne l'abatte, et forcément attirer l'attention de la jeune fille qui pense trouver le repaire des Mordeurs en le suivant. Ce début est un peu facile et pourtant le récit m'aurait beaucoup plus contenté si l'auteur avait continué de jouer sur le côté réécriture. Au lieu de cela, il s'enlise dans un côté mauvais film d'action qui ne marche pas du tout dans ce livre.

Plus j'avançais dans le récit, plus j'avais l'impression d'être devant un Stallone bien nul, le fun en moins. Car je n'ai absolument pas su dire si Alice au pays des morts-vivants jouait ou non la carte du mauvais genre, du nanard assumé ou non. Le livre est très cliché, certaines explications sont complètement évasives, les scènes s'enchainent de façon entendue, mécanique... mais tout cela n'allait pas assez loin pour rendre le livre vraiment nul et donc marrant. Au lieu de cela, je me suis plutôt sentie complètement gênée tout au long de ma lecture.

Et le style de l'auteur n'a pas du tout aidé non plus. J'ai trouvé le récit vraiment froid et trop rapide. Et pourtant un tas de choses sont complètement inutiles ! On arrive absolument pas à s'attacher aux personnages ni à se plonger dans l'histoire.

Je n'avais pas beaucoup d'attentes concernant ce livre, et j'ai pourtant quand même réussi à être déçue. C'est un livre sans saveur qui ne m'aura pas donné envie de lire la suite.

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samedi 30 septembre 2017

Le livre, le film : A la croisée des mondes, tome 1 : Les royaumes du nord - Philip Pullman


A la croisée des mondes, tome 1 : Les royaumes du nord - Philip Pullman

Ce n'était pas une vie ordinaire pour une jeune fille de onze ans : Lyra vivait, en compagnie de son daemon Pantalaimon, parmi les Érudits de Jordan Collège, passant ses journées à courir dans les rues d'Oxford à la recherche éperdue d'aventures. 
Mais sa vie bascule le jour où elle entend parler d'une extraordinaire particule. D'une taille microscopique, la Poussière que l'on trouve uniquement dans les vastes étendues glacées des Royaumes du Nord - est censée posséder le pouvoir de briser les frontières entre les mondes, un pouvoir qui suscite effroi et convoitises... 
Jetée au coeur d'un terrible conflit, Lyra sera forcée d'accorder sa confiance aux gitans et à de terribles ours en armure. Et, lors de son périlleux voyage vers le Nord, elle devra découvrir pourquoi son propre destin semble étroitement lié à cette bataille sans merci où s'opposent des forces que nul ne l'avait préparée à affronter.

Note : 3,5 / 5


La série A la croisée des mondes fait indéniablement partie des classiques de la littérature jeunesse qu'il faut avoir lu, au même titre que les Chroniques de Narnia ou encore les Harry Potter. Si les deux dernières séries ont déjà leur place dans mon cœur, je n'avais encore jamais eu l'occasion de lire l'ambitieuse trilogie de Philip Pullman. Maintenant le premier tome dévoré, je peux vous dire que je regrette vraiment de ne pas avoir lu cette série plus tôt !

Ce premier tome va nous plonger dans le quotidien de la petite Lyra, une orpheline élevée par les érudits de Jordan Collège, et de son daemon Pan qui ne la quitte jamais. Ce lieu privilégié et intellectuel ne l'a cependant pas empêché de faire les quatre cent coups et de mener la vie dure à ses protecteurs. Mais cette vie tranquille à Oxford ne va pas durer : le destin de Lyra va la rattraper. La jeune fille ne le sait pas, mais elle est destinée à de grandes choses. Des enfants disparaissent. Il est question de poussière et d'intercision. Mais que font-ils réellement aux enfants, et pourquoi ? Lyra va malgré elle tenter de découvrir la vérité et de sauver les enfants emprisonnés et testés dans un centre perdu dans le grand nord. Elle va faire des rencontres incroyables : des ours en armure, des sorcières, un aéronaute et, surtout, découvrir beaucoup de choses sur elle même.

Vous l'aurez compris, l'histoire est très riche et complexe. C'est au lecteur, en même temps que Lyra, de découvrir les réponses aux différents mystères qui entour l'étrange monde parallèle de notre héroïne. Un monde où l'âme de chaque humain est partagée avec un daemon, sorte d'animal familier qui ne peut quitter son humain et reflète sa personnalité, son subconscient. J'ai trouvé cet aspect extrêmement intéressant, car il permet un niveau de lecture très adulte, psychologique. Le daemon n'est pas toujours contrôlable, et montre très souvent la vérité sur une personne... Et ce qui rend un livre jeunesse marquant est justement cette capacité à pouvoir le relire étant adulte et découvrir des choses auxquelles on aurait pas pensé étant enfant !

L'aventure de Lyra est aussi un enjeu politique et religieux. Cette étrange poussière est connue et étudiée depuis longtemps. Cependant, le Magisterium ne voit pas ces particules d'un bon œil et les conceptions qu'elles soulèvent ne sont qu'hérésie pour eux. La façon dont est régi le monde de Lyra est un aspect que j'ai encore une fois trouvé très intéressant.

Mais ce qui est vraiment prenant, mis à part les différents niveaux de lectures qui sauront particulièrement passionner les adultes, c'est l'aventure que va vivre Lyra. Le rythme du récit est un peu inégal, mais l'immersion est totale. On est projeté dans le grand nord avec un tel réalisme ! On ressent le froid, on découvre l'immensité des paysages enneigés, on voit les aurores boréales à travers les yeux de notre héroïne, et c'est tout simplement merveilleux ! Mais cette aventure n'est pas pour autant une partie de plaisir : je me souviendrai longtemps de la violence du combat de Iorek l'ours en armure, de la tension à Bolvangar, du lien qui unit le daemon à son humain et ce qui se passe lorsqu'on les sépare...

Et tout cela nous est conté par un narrateur comme je les aime : très présent, omniscient et un petit peu devin aussi. Il n'hésite pas à glisser des petits commentaires qui prennent tout leur sens plus tard. Ses phrases sont parfois un peu longues mais toujours compréhensibles.

Enfin, Lyra a beau être un personnage parfois agaçant, c'est une petite fille forte, qui au final sait ce qui est juste. Et ce sont tous les personnages qui ont une facette cachée, donnant une profondeur étonnante au récit. J'ai particulièrement été touchée par l'histoire de Iorek, le prince ours qui va tisser un lien très fort avec Lyra ; et aussi par Farder Coram et son destin si triste.

Vous l'aurez compris, on pourrait écrire toute une thèse sur cette série (et je crois que ça a été fait) tant son récit est riche et son histoire profonde. A la fin de ce premier tome, de nombreuses questions demeurent, et j'ai très hâte de me plonger dans le deuxième tome pour découvrir où va nous emmener l'auteur et d'approfondir mon analyse de cette oeuvre qui mérite vraiment son statut de classique.

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Le film par Chris Weitz :
Le film est vraiment très proche du livre si l'on omet un choix chronologique un peu différent vers la fin. La psychologie des personnages et leur dualité avec leur daemon est extrêmement bien représentée (c'est un aspect très important dans le livre, il était donc vraiment essentiel que ce soit parfait !)

J'ai adoré le rendu esthétique : le côté Jules Verne dans l'architecture et les différentes machines que l'on voit à l'oeuvre (bien que rien ne soit vraiment décrit dans ce sens dans le livre je trouve) et la lueur dans les poils des daemons, ils semblent constamment refléter la lueur des aurores boréales !

Bien entendu tout est très simplifié et édulcoré. J'ai d'ailleurs été un peu déçue par l'introduction qui décrit beaucoup trop le monde de Lyra et empêche le spectateur de découvrir l'univers et ses particularités par lui même. L'issu du combat de Iorek est beaucoup moins sanglant, la révélation sur les expériences qu'ils font sur les enfants beaucoup moins choquante et forte que dans le livre (mais je m'y attendais) Où est le daemon de Serafina ? De manière générale, on ressent beaucoup moins le froid, la peur, la tension que dans le livre.

Mais la plus grande déception réside dans le fait que... il n'y a pas de suite ! Le film n'a pas très bien marché et les suites ont été abandonnées. C'est vraiment dommage car les bonnes adaptations de livres en films ne courent pas les rues, et celle ci avait bien commencé !

mercredi 27 septembre 2017

Les sept soeurs, tome 1 : Maia - Lucinda Riley

Les sept soeurs, tome 1 : Maia - Lucinda Riley

À la mort de leur père, énigmatique milliardaire qui les a adoptées aux quatre coins du monde lorsqu'elles étaient bébés, Maia d'Aplièse et ses soeurs se retrouvent dans la maison de leur enfance, Atlantis, un magnifique château sur les bords du lac de Genève. 
Pour héritage, elles reçoivent chacune un mystérieux indice qui leur permettra peut-être de percer le secret de leurs origines. La piste de Maia la conduit au-delà des océans, dans un manoir en ruines sur les collines de Rio de Janeiro, au Brésil. C'est là que son histoire a commencé… Secrets enfouis et destins brisés : ce que Maia découvre va bouleverser sa vie.

Note : 3,5 / 5


Conseillée par une amie qui m'avait particulièrement dit du bien du troisième tome, j'ai eu envie de me plonger dans cette série qui avait beaucoup fait parler d'elle lors de sa sortie. Cette saga familiale est vraiment ambitieuse et absolument passionnante !

J'ai particulièrement aimé le début, l'ambiance secrète et hors du temps qui règne à Atlantis, la villa natale des soeurs d'Aplièse. Dans cet endroit que les soeurs redécouvrent après l'avoir quitté pour voler de leurs propres ailes, leur peine semble accentuée. Cette maison leur rappelle tant de souvenirs et semble tellement vide à présent. Tout cela, le lecteur le ressent avec une telle force !

A mesure que l'intrigue s'installe, que l'on découvre les différents secrets et particularités de cette famille, le récit finit par se concentrer sur Maia, l'ainée. Chaque soeur a reçu une lettre de leur père avec la possibilité de découvrir leurs origines. Maia découvre qu'elle est originaire du Brésil et va, par un concours de circonstances, et en se persuadant qu'elle fait ce voyage dans un but professionnel (Maia est traductrice et espère pouvoir rendre visite à la maison d'édition pour qui elle a travaillé), prendre le prochain vol pour le Brésil, et plus particulièrement Rio de Janeiro.

Avec l'aide d'un auteur dont elle a traduit le livre et qui va très vite devenir son guide et partenaire dans la recherche de ses origines, Maia et son histoire vont nous faire voyager de Rio à Paris, nous plonger dans les coulisses de la réalisation du célèbre Christ Rédempteur dominant la ville de Rio, nous montrer le quotidien des familles riches du Brésil grâce à leur empire de café et nous permettre de vivre les années folles à Paris à travers les yeux de son arrière-grand-mère Izabela.

Ce livre est terriblement immergeant ! Et même si le Brésil n'est pas un pays qui m'attirait aux premiers abords, j'ai finalement vraiment été passionnée par le récit que nous offre Lucinda Riley, principalement grâce à l'aspect historique. Notre lecture nous amène à croiser de nombreux personnages ayant existé, et j'ai tout simplement adoré m'immiscer dans leur vie et découvrir les nombreuses anecdotes qui enrichissent le livre.

Bien entendu, le récit s'intéresse avant tout à la romance de son ancêtre. J'ai trouvé celle-ci assez classique, à base de mariage arrangé et d'amour impossible. J'ai aussi regretté que le récit soit pendant si longtemps beaucoup trop manichéen. L'homme qu'Izabela a marié n'est pas méchant, mais il boit et est très brutal lorsqu'il lui fait l'amour. De l'autre côté, son amant, son véritable amour, est doux et compréhensif. Heureusement, vers la fin le lecteur a enfin droit à un chapitre du point de vue de son mari, et finit par comprendre beaucoup de choses. L'histoire est au final assez complexe et l'on devient complètement addict !

Ce premier tome de la série des Sept Soeurs est vraiment ambitieux et tellement maîtrisé ! Alternant le passé et le présent, les destins si ressemblants d'Izabela et de Maia, pourtant issues de deux époques très différentes, ne peuvent que toucher. En plus de nous faire ressentir de terribles émotions, Lucinda Riley a fait un remarquable travail historique et nous plonge avec justesse au Brésil et dans le Paris des années 20. J'ai adoré mon voyage, et je pense aimer encore davantage les prochains tomes qui nous promettent de découvrir des cultures dont je me sens beaucoup plus proche.

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mercredi 13 septembre 2017

Ne dites jamais jamais - Nathalie Stragier


Ne dites jamais jamais - Nathalie Stragier

Ne dites jamais jamais... 
...Parce qu'à force de voyager dans le temps, vous savez que rien ne se passe jamais comme prévu. 
...Parce que dans le futur on fait des trucs dingues, comme se baigner nue dans la seine. 
...Et parce qu'il vous reste encore pas mal de boulot pour sauver les hommes!

Note : 3,5 / 5


Et voila déjà la conclusion de l'aventure de notre fille du futur, qui cette fois retourne à son époque pour tenter de sauver le frère d'Andréa. Ce dernier tome a des airs de déjà-vu, mais découvrir la société de Pénélope a quelque chose de très jouissif ! Dans tous les cas, c'est avec tristesse qu'on se sépare des différents personnages, et de la plume de Nathalie Stragier.

Ce troisième tome voit la situation complètement s'inverser : cette fois ci, c'est Andréa qui se retrouve à devoir s'adapter à cette société du futur et qui va devoir faire illusion pour ne pas attirer l'attention. Elle va elle aussi devoir aller au lycée avec Pénélope, et surveiller son comportement. D'où le sentiment de déjà-vu. Cependant, le ton n'est plus du tout le même. Dans le premier tome, il y avait un côté très humoristique dans la situation dans laquelle se retrouvaient Pénélope et Andréa. Or, dans le futur, on ne rigole plus. Il ne faut absolument pas qu'Andréa se fasse démasquer, car c'est aussi son frère qui sera en danger dans ce cas la. Et un homme dans le futur a beaucoup plus à s'en faire qu'une femme.

J'étais très impatiente de découvrir le futur, et je n'ai vraiment pas été déçue ! Je ne veux pas vous en dévoiler trop pour ne pas vous gâcher la découverte, mais Nathalie Stragier a vraiment su créer quelque chose de cohérent et de très intéressant. J'ai vraiment bien réussi à m'imaginer ce futur aux airs de dystopie. Cette société qui se veut parfaite, écolo et responsable, cache en fait plein de petits problèmes que l'arrivée de Pénélope et ses amis du passé va remettre sur le tapis. Et je ne me remets toujours pas du lycée du futur, qu'est ce que j'aurais aimé y étudier !

Je suis toujours aussi fan de la plume de Nathalie Stragier. Directe et efficace, elle fait que le livre se dévore tant il est facile et agréable à lire. Petite nouveauté dans ce dernier tome cependant : si dans le premier on suivait l'histoire du point de vue d'Andréa, et le deuxième du point de vue de Pénélope, ce troisième tome alterne les points de vue des deux jeunes filles. Et c'est tellement intéressant ! Cela créer très souvent un suspens insoutenable et c'est une petite touche d'originalité bienvenue.

La fin a aussi quelque chose à voir dans ma semi déception de ce dernier tome. SPOILER : les retrouvailles avec la mère d'Andréa sont beaucoup trop faciles et j'ai trouvé la revendication féministe que l'intrigue autour d'elle soulève vraiment lourde (mais peut-être est-ce seulement du au fait qu'on en a vraiment beaucoup, beaucoup entendu parler dernièrement de cette charge mentale des femmes) Et Andréa qui décide de rester dans le futur, vraiment ? Je ne suis pas d'accord que Pénélope et elle soient séparées !! Ce n'est pas du tout la fin que j'attendais, elle m'a complètement frustré. 

Et fermer ce dernier livre sur une fin pareille est d'autant plus difficile et triste que j'ai encore plein de questions et d'espoirs en tête. J'ai comme l'impression qu'Andréa et l'auteure n'en ont pas fini avec ce futur féministe, car il y a encore beaucoup à faire. Dans tous les cas, c'est une aventure qui m'a beaucoup marqué et que j'aurais vraiment aimé voir continuer. C'est un livre fort dont les thèmes abordés sont importants et vraiment intéressants. Nathalie Stragier est une auteure à suivre absolument !

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mercredi 6 septembre 2017

L'Attaque des Titans, tomes 11 à 20 - Hajime Isayama

L'Attaque des Titans, tomes 11 à 20 - Hajime Isayama

Une meute de Titans soudainement apparue aux abords du mur Rose fait des ravages. Heureusement, l'intervention d'Ymir et l'arrivée de renforts permettent de la décimer. Les nouvelles recrues issues de la 104e brigade d'entraînement sont de nouveau réunies. L'accalmie est cependant de très courte durée, car c'est maintenant au tour du Titan colossal et du Titan cuirassé de frapper !

Note : 3,5 / 5


Pour une critique plus générale de ce manga, je vous recommande d'aller lire mon avis sur les tomes 1 à 10.

Comme je l'avais souligné dans ma première critique, ce n'est qu'à partir du tome 9 que l'on a la suite de l'animé. J'étais vraiment impatiente de découvrir la suite car jusque là j'avais uniquement suivi cette série par l'animé, et ma curiosité m'a finalement poussé à prendre les mangas.

Malheureusement la suite fut une déception. Fort de son succès, cette série commence à avoir tous les problèmes des mangas best-seller : ils finissent par tourner en rond. Car, non, à la fin du tome 20, Eren n'est toujours pas allé dans la cave de son ancienne maison pour découvrir les secrets de son père à l'aide de la fameuse clé qu'il porte depuis le tome 1. On a encore et toujours le droit à des flash-back d'Armin où il est faible et persécuté par les autres, mais bien entendu sauvé par Mikasa et Eren. Et en plus Levi, mon personnage préféré, n'est plus très présent depuis qu'il s'est blessé.

J'ai aussi trouvé la partie avec Christa vraiment brouillonne. Je ne sais pas si c'est moi, mais je n'ai absolument rien compris. Heureusement, sa relation avec Ymir est vraiment chouette ! Alors oui, il y a toujours de nombreuses révélations, mais elles commencent soit à être de plus en plus évidentes soit sont beaucoup trop confuses.

Mon ressenti général est donc le suivant : j'ai l'impression que l'auteur a plus ou moins été obligé de rallonger sa série et qu'il ne sait pas trop où il va. De plus, le manga a toujours les gros défauts que j'ai déjà mentionné : les dessins sont vraiment moches, rendant certaines scènes vraiment flou (j'ai mis très longtemps avant de capter que le titan bestial n'était pas le père d'Eren, car au début du manga, dans le récapitulatif, on peut voir le titan quand il est humain et... je l'avais confondu avec le père d'Eren) Mais voila, on veut quand même savoir la suite !

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