mercredi 20 juin 2018

After Atlas - Emma Newman

After Atlas - Emma Newman

Carlos Moreno est un esclave. Son contrat d'inspecteur auprès du ministère de la Justice l'engage jusqu'à la fin de ses jours, ou presque. Quand sa supérieure lui demande d'enquêter sur la mort suspecte d'Alejandro Casales, l'un des plus puissants leaders religieux de la planète, il n'a d'autre choix que d'accepter. Mais pourra-t-il garder la distance nécessaire à l'exercice de ses fonctions, quand la victime n'est autre que l'homme qu'il aimait jadis comme un père et qui l'a sauvé lorsque sa mère, Lee Suh-Mi, est partie dans les étoiles à bord de l'Atlas ?

Note : 3,5 / 5


After Atlas est la suite de Planetfall, mais pas vraiment celle que j'attendais. Nous abandonnons la planète colonisée par l'Atlas pour revenir sur Terre, parmi ceux qui ont été refoulés du programme religieux de Lee Suh-Mi et ont été laissés sur Terre, détruits. Nous allons particulièrement suivre Carlos Moreno, dont la mère l'a abandonné pour partir sur l'Atlas, laissant son père plonger dans une grande dépression qui mettra Carlos en danger.

Mais c'est plusieurs années après que nous allons le suivre, alors qu'il est inspecteur pour le Ministère de la Justice du Norope (à comprendre No-Europe, ici l'union du Royaume-Uni et des pays du nord comme la Suède), ou plutôt leur esclave... car c'est le seul moyen de s'en sortir pour une non-personne qui a fuit une secte. Vous aurez remarqué qu'il y a beaucoup de chose à assimiler, mais j'ai personnellement beaucoup aimé découvrir le monde futuriste d'Emma Newman.

Celui-ci marche toujours comme le nôtre : ce sont les riches qui font la loi et il y a toujours une sorte de guerre sourde entre les Etats-Unis et le reste du monde , mais la technologie est évidemment beaucoup plus poussée. Il y a les mêmes imprimantes 3D qui ont été emmenés par l'Atlas pour leur colonie, elles permettent d'imprimer de la nourriture et un tas d'autres choses ; et la plupart des gens possèdent une puce qui les connecte à internet et à laquelle ils peuvent parler pour activer certains éléments de leur environnement ou pour tout simplement demander de l'aide pour tout et n'importe quoi.

Malheureusement, passée ces découvertes, on entre dans un polar pur et dur, genre que je n'apprécie pas particulièrement. Notre inspecteur fait bien entendu beaucoup appel à sa puce, ce qui change beaucoup le déroulement de l'enquête qui reste très futuriste. Cette enquête est aussi le moyen d'en apprendre plus sur le personnage, puisque celui-ci était jadis assez proche de la victime. Tout cela ne m'a cependant pas empêché de trouver cette enquête longue et plutôt classique, surtout que la révélation finale n'est pas très bien amenée et arrive un peu tard alors que je suis sûre que le personnage l'aurait trouvé plus tôt si ça n'avait pas arrangée l'auteure de voir arriver cette révélation à un moment précis.

Le récit à la première personne m'a beaucoup moins dérangé que dans Planetfall. Il est vraiment intéressant de voir le cheminement des pensées de l'inspecteur et surtout la manière dont il refoule beaucoup de choses, du à son statut d'esclave bien programmé. J'ai d'ailleurs beaucoup aimé la tension constante qu'implique son statut, car Carlos est plus ou moins tout le temps surveillé et dois jouer de ruses pour avoir un peu de liberté.

Au lieu de connaître la suite de l'histoire des colons, au lieu de savoir ce que Ren a vraiment trouvé dans la cité-créature, on a donc un polar plus ou moins inintéressant qui nous est offert, et dont seule la fin commence à rejoindre le tome précédent. Je dois bien avouée que je suis un peu déçue, et pourtant j'ai la forte l'impression que ce deuxième tome (qui peut très bien se lire sans avoir lu Planetfall je trouve) est essentiel à la suite...

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mercredi 6 juin 2018

Cantoria - Danielle Martiginol

Cantoria - Danielle Martinigol

— Réalises-tu, Khena, que tu pars pour le cantorium, le plus haut lieu consacré au chant de toute la planète Cantoria ? Tu en as tant rêvé ! Nul autre endroit n’est aussi célèbre pour accomplir une carrière de chanteuse au service de la déesse Astrale. Et voilà qu’à partir de demain, tu seras là-bas et tu feras partie des meilleures Notes du monde ! 
Mais sur Cantoria tous les chanteurs ne sont pas égaux. Conduite par Arth, un garçon à la voix exceptionnelle, la révolte gronde. Lorsque Khena part aux limites du système stellaire, Arth et les rebelles embarquent clandestinement. Mais une menace rôde dans l’espace. Et dans l’ombre les enChanteurs agissent…

Note : 2,5 / 5


Toujours encore en prévision des Imaginales, je me suis lancée dans ce roman plutôt récent de Danielle Martinigol. Si la société autour du chant est vraiment intéressante, j'ai trouvé un côté scolaire à ce livre que je n'ai pas du tout aimé.

Danielle Martinigol nous plonge très vite dans son univers où tout tourne autour de la musique : le chant de chaque être humain a des propriétés magiques, il permet de créer de l’électricité (c'est le travail des plus pauvres) ou encore de propulser un vaisseau spatial (un honneur réservé aux plus nobles). Mais cette magie ne serait pas possible sans leur déesse, l'Astrale, qui, en échange des louanges chantées au Cantorium, permet aux enChanteurs d'avoir des pouvoirs extrêmement puissants (invisibilité, mal-sons...)

Bien entendu, le livre penche très vite vers le genre dystopique quand Khena, une jeune noble, est envoyée au Cantorium et que Arth, son amoureux, va tout tenter pour la rejoindre. Or, il a beau très bien chanter, vu qu'il n'est pas issu de la noblesse, ce n'est pas sa place. Leur religion, leur culte pour l'Astrale induit une société de castes très stricte. Heureusement, certains prince-capitaines et scientifiques vont tenter de percer les mystères des pouvoirs magiques, doutant de plus en plus de l'implication de l'Astrale, notamment face à un étrange phénomène qu'ils vont tenter d'étudier... en envoyant des vaisseaux spatiaux (les vaisseaux-orgues) au plus près de leur soleil. Et vous vous en doutez, Khena et Arth vont être de la partie.

Si l'univers m'a vraiment beaucoup plu, j'ai trouvé qu'au bout d'un moment l'auteure partait vraiment dans tous les sens et que la probabilité de son univers était vraiment mis à mal. Je n'arrivais plus à y croire tant elle introduisait de nouvelles choses qui me paraissaient incohérentes et faciles. Les problèmes et les solutions s'enchaînent d'une façon mécanique et un peu trop aisément. Les révélations arrivent comme un cheveu sur la soupe et ne m'ont fait ni chaud ni froid.

Cela est peut-être du aussi à sa façon d'écrire qui m'a semblé... trop scolaire. L'auteure fait de jolies phrases et les dialogues sont d'un langage soutenu ; ce livre est sans aucun doute étudié par des collégiens quelque part tant il se veut correct, mais j'ai trouvé que ça n'allait absolument pas ! Tout cela rend le récit froid et lassant et on redoute les dialogues car ils sont parfois vraiment ridicules. Oui, clairement, je me suis retrouvée face à une lecture imposée au collège.

L'auteure n'est vraiment pas allée assez loin et a cette fois, contrairement aux Abîmes d'Autremer, vraiment gâché son livre en voulant le rendre accessible et trop comme il faut. C'est clairement un livre parfait à étudier au collège, mais, honnêtement... qui a déjà apprécié un livre qu'il a étudié à l'école ?

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