mercredi 1 juin 2022

Encens - Johanna Marines #PLIB2022

Encens - Johanna Marines

Nouvelle Orléans, 1919. Alors que le tueur à la hache sème la terreur dans les rues et nargue les enquêteurs, le corps mutilé d’une jeune femme est découvert en ville. Que signifient ces notes de musique et ces marques de brûlures retrouvées sur sa peau et ces étranges plumes métalliques plantées dans son dos ? 
Pour les inspecteurs Perkins et Bowie, une nouvelle enquête s’ouvre. Se pourrait-il qu’un deuxième meurtrier soit à l’œuvre ? Que faire quand deux tueurs en série rivalisent de cruauté et que la ville devient leur terrain de jeu ? Plongez au cœur des Bayous où le jazz est roi et prenez de la hauteur à bord du Mécanic Hall, un aérocabaret où les dancing-automates sont devenus des déesses de la fête. Découvrez le passé trouble de Grace, une intrépide cartomancienne et de sa chouette mécanique et sautez de toits en toits aux côtés des désembobineurs qui collectent l’électricité pour la New Orleans General Electric Company.

Note : ABANDON

Depuis l'année dernière, j'ai décidé de ne plus me prendre la tête avec les livres avec lesquels j'ai clairement du mal, Encens est donc un nouvel abandon à ajouter à ma liste, livre que j'ai décidé d'arrêter après avoir lu un peu plus de la moitié.

Il ne partait pas forcément gagnant de base car je ne suis pas très fan de polars en général, et même moi qui en lis très peu, j'ai très vite trouvé l'enquête bizarre, le tueur à la hache absolument pas crédible et limite ridicule. Clairement, ce sont les personnages et l'univers qui tiennent le récit, car je me suis très vite complètement désintéressée de l'enquête.

Et l'univers n'est pas non plus si original que ça. J'ai trouvé cette Nouvelle-Orléans à la sauce steampunk assez classique. L'univers est bien mis en place, l'ambiance marche bien et le lecteur est plutôt bien plongé dedans, mais je m'attendais à autre chose.

J'ai aimé les personnages car nous avons des acteurs très hétéroclites : des inspecteurs quinquagénaires, une jeune cartomancienne, une automate ou encore cet homme qui fait des étranges rêves et toujours ce tueur qui plane sur le récit. Chaque chapitre se concentre sur un personnage différent et j'adore ça. Bon, arrivé à la moitié du livre tout m'a semblé encore survolé, l'auteure s'est peut-être attaquée à beaucoup trop de choses en même temps... le récit est vraiment lent et on ne sait pas trop où l'auteure veut nous mener (et je ne le saurais jamais ahah)

Mais le gros problème de ce livre est le style. J'ai relevé énormément de fautes, des contresens et, surtout, des virgules placées un peu n'importe où qui cassent complètement le récit. J'ai lu une version numérique, je ne sais pas si ces fautes ont été corrigées dans la version papier mais je l'espère car ça a grandement impacté mon expérience de lecture !

Pour conclure je dirais que, de un, les polars c'est vraiment pas pour moi et de deux je m'attendais à autre chose avec ce livre que j'ai trouvé très lent et un peu maladroit (tant au niveau du style avec toutes les fautes qu'au niveau de l'histoire qui partait dans tous les sens) J'aurais été curieuse de découvrir le fin mot de l'histoire et le dénouement de l'enquête mais clairement je n'avais pas la force de me trainer jusque là dans un récit que j'ai trouvé franchement pénible.


Encens
18,00€ / 424 pages / #ISBN9782490151370

mercredi 25 mai 2022

D'or et d'oreillers - Flore Vesco #PLIB2022

D'or et d'oreillers  - Flore Vesco

C'est un lit vertigineux, sur lequel on a empilé une dizaine de matelas. Il trône au centre de la chambre qui accueille les prétendantes de lord Handerson. Le riche héritier a conçu un test pour choisir au mieux sa future épouse. Chaque candidate est invitée à passer une nuit à Blenkinsop Castle, seule, sans parent, ni chaperon, dans ce lit d'une hauteur invraisemblable. Pour l'heure, les prétendantes, toutes filles de bonne famille, ont été renvoyées chez elles au petit matin, sans aucune explication. 
Mais voici que lord Handerson propose à Sadima de passer l'épreuve. Robuste et vaillante, simple femme de chambre, Sadima n'a pourtant rien d'une princesse au petit pois ! Et c'est tant mieux, car nous ne sommes pas dans un conte de fées mais dans une histoire d'amour et de sorcellerie où l'on apprend ce que les jeunes filles font en secret, la nuit, dans leur lit...

Note : 3 / 5

J'adore les réécritures de contes, j'avais donc très hâte de me plonger dans ce livre. J'ai beaucoup apprécié ma lecture et j'ai adoré découvrir les secrets de ce conte revisité car nous sommes très loin de l'histoire classique de La princesse au petit pois !

Je suis très vite tombée amoureuse du style de Flore Vesco. C'est mon tout premier livre de cette auteure, je ne saurais donc dire si le style utilisé ici est son style habituel ou non, mais il fonctionne très très bien pour une réécriture de conte ! On retrouve cette touche de merveilleux qu'il y a dans les contes classiques, sa plume est très poétique, les métaphores et comparaisons sont souvent fantasques et étonnantes, ça marche super bien et plonge complètement le lecteur dans une ambiance féérique.

L'histoire, malheureusement, ne m'a pas autant plu que ce que j'aurais aimé. Le début commence comme dans le conte, les jeunes filles viennent passer une nuit dans l'étrange demeure et la chambre où un lit vertigineux fait de plusieurs matelas empilés trône dans le pièce. Et même si l'histoire finit par prendre un tout autre tournant, j'ai malheureusement très vite deviné les secrets et particularités de cette réécriture.

J'ai également eu un petit peu de mal avec le personnage principal, une femme de chambre qui du coup a tout vu dans sa vie et se veut femme forte. A côté les jeunes filles riches de bonne famille semblent obligatoirement être au choix méchantes/niaises/fragiles et sont vraiment dépréciées dans ce livre. J'aurais aimé trouver un peu plus de nuance.

L'histoire d'amour est plutôt mignonne et bien faite, il y a des moments sensuels mais l'auteure s'arrête toujours avant les choses sérieuses, ce qui m'a semblé un peu dommage. Ca reste un livre jeunesse donc on en parle mais de façon subtile...

La fin m'a semblée un peu vite expédiée mais j'ai aimé l'épilogue. Ce fut une bonne lecture mais je crois que j'en attendais tout simplement plus. J'ai entendu vraiment que du bien de ce livre, je pensais donc avoir une pépite entre les mains mais ce fut une lecture sans grande surprise au final.


D'or et d'oreillers
16,00€ / 234 pages / #ISBN9782211310239