mercredi 20 janvier 2021

Terra Ignota, tome 1 : Trop semblable à l'éclair - Ada Palmer


Terra Ignota, tome 1 : Trop semblable à l'éclair - Ada Palmer

Année 2454. Trois siècles après des évènements meurtriers ayant remodelé la société, les concepts d’État-nation et de religion organisée ont disparu. Dix milliards d’êtres humains se répartissent ainsi par affinités, au sein de sept Ruches aux ambitions distinctes. Paix, loisirs, prospérité et abondance définissent ce XXVe siècle radieux aux atours d’utopie. Qui repose toutefois sur un équilibre fragile. Et Mycroft Canner le sait mieux que personne… 
Coupable de crimes atroces, condamné à une servitude perpétuelle mais confident des puissants, il lui faut enquêter sur le vol d’un document crucial : la liste des dix principaux influenceurs mondiaux, dont la publication annuelle ajuste les rapports de force entre les Ruches. Surtout, Mycroft protège un secret propre à tout ébranler : un garçonnet aux pouvoirs uniques, quasi divins. Or, dans un monde ayant banni l’idée même de Dieu, comment accepter la survenue d’un miracle ?

Note : ABANDON

Petite nouveauté sur le blog grâce (à cause ?) de ce livre : les abandons ! J'ai décidé cette année de ne plus m'acharner à lire des livres qui, dès les premières pages, ne me plaisent pas et surtout ne pas hésiter à les chroniquer quand même ! De plus, le problème de ce livre, c'était le style, et celui ci ne risquait pas de changer au fur et à mesure de ma lecture.

Ce livre est réputé exigeant et difficile. Selon moi, il est surtout compliqué pour rien... Dès les premières pages, nous découvrons un livre écrit à la première personne (déjà c'est mal parti pour moi qui déteste ça), le narrateur est très présent, n'hésitant pas à casser le 4ème mur et à parler au lecteur. Je n'ai rien contre cela, mon livre préféré a un narrateur très présent, sauf qu'ici il nous prend de haut, avilissant le lecteur et le bourrant de concepts philosophiques censés aider à la compréhension de la société futuriste que l'on découvre au compte goute. Sauf qu'il décrit plus qu'il n'explique et cela ne mène à rien à part retarder encore et toujours le récit.

Dans le futur, la notion de genre n'existe plus vraiment, les pronoms "il/elle" sont donc remplacés par "on" et "ons" au pluriel, ce qui est juste illisible ! Je ne sais pas ce qui a été utilisé en anglais, mais en français ça ne marche pas, ça embrouille plus qu'autre chose et je me suis mise à remplacer les "on" par "il/elle" dans ma tête pour pouvoir comprendre quelque chose, c'est donc stupide ! Pourquoi ne pas avoir utilisé "iel" comme dans L'espace d'un an par exemple ?

J'ai lu plus de 150 pages et je ne saurais pas vous dire de quoi parle le livre. Le personnage qui parle est une sorte d'esclave (dans le futur, celui qui commet un crime a le choix entre une vie de servitude ou la mort) et il semble être le confident de tous les puissants du monde et va devoir à la fois protéger et cacher un enfant prodigieux qui n'est pas encore prêt à dévoiler ses pouvoirs au monde et résoudre la disparation d'une mystérieuse liste de noms importants. Depuis que les voitures volantes peuvent faire le tour du monde en un temps record, il n'y a plus vraiment de notion de pays, mais plutôt des ruches ou des bash (pas trop compris si c'était la même chose ou non malgré les tirades que l'on nous sert sur l'origine de ces deux noms) Bref, que des étranges coïncidences autour de ce personnages qui est important pour tout le monde pour on ne sait quelle raison...

Je vais arrêter le massacre de ce livre ici. Le style, je ne dis pas, c'est important, je n'ai rien contre les exercices de style lorsqu'ils sont bien faits, sauf qu'ici j'ai eu l'impression que l'auteure s'était forcée à faire un truc intellectuel, à donner des effets à son récit et ce au dépend de l'histoire qui n'avance pas et que, du coup, on peine à comprendre. Pour moi la science-fiction ce n'est pas pondre un truc abstrait que l'on essaye d'expliquer avec des notions philosophiques mais c'est plutôt essayer de penser autrement, différemment. Pour moi Becky Chambers est la reine dans ce domaine, elle arrive tout naturellement à nous emmener dans des voyages étonnants sans que l'on ait le cerveau qui fume !


Trop semblable à l'éclair
24,90€ / 662 pages / 9782843449581

mercredi 13 janvier 2021

Les chroniques de l'érable et du cerisier, tome 1 : Le masque de Nô - Camille Monceaux #PLIB2021


Les chroniques de l'érable et du cerisier, tome 1 : Le masque de Nô - Camille Monceaux

Dans le Japon du début de l'ère Edo, Ichirô, un enfant abandonné, est recueilli et élevé loin du monde par un ancien samouraï qui lui enseigne la voie du sabre. Quand des événements dramatiques bouleversent sa vie, il part pour Edo. A 15 ans, il doit survivre seul dans une ville labyrinthique où l'attendent mille dangers. Une nuit, il découvre une mystérieuse jeune fille au visage dissimulé.

Note : 2,5 / 5

J'ai commencé ce livre car il faisait partie des sélectionnés du PLIB2021, mais arrivée à plus de la moitié du récit je me suis rendue compte qu'il y avait comme un problème. Pour rappel, le PLIB est un prix des blogueurs des littératures de l'imaginaire. Or, Les chroniques de l'érable et du cerisier n'a absolument rien d'imaginaire.

Nous suivons toute l'histoire du petit Ichiro, de sa découverte, abandonné dans une coque de biwa devant un temple, par un maître samouraï, à son adolescence qu'il va passer à s'occuper de représentations de théâtre à Edo. Pas un yokai, une créature ou un élément fantastique à l'horizon, et je découvre bien vite qu'il n'y en aura jamais. Ce livre est simplement une fiction historique, un récit du Japon du XVIIe où les japonais vont devoir prendre partie : jurer fidélité au shogun qui est un tyran ou rallier les rebelles à Osaka.

Je n'ai rien contre l'histoire du Japon, ni les livres historiques, mais ce n'était tellement pas ce à quoi je m'attendais en commençant ce livre que j'ai forcément été déçue. Pour couronner le tout, le livre est écrit à la première personne, un style que j'ai vraiment du mal à apprécier... Je n'aime pas être coincée dans les pensées d'un seul personnage. Vu qu'on va nous raconter toute la vie et les problèmes d'Ichiro, le récit est en plus vraiment lent et j'ai eu du mal à voir où l'auteure voulait nous mener.

Heureusement, l'époque est vraiment bien décrite, on se représente très bien la vie des japonais au début de l'ère Edo. Ichiro va avoir un parcours un peu particulier qui va nous permettre de vraiment apprendre tout ce qui fait la particularité de cette époque. C'est dépaysant, vous découvrirez certainement plein de choses que vous ne connaissez pas. De mon côté, cela m'a rappelé mon voyage scolaire au Japon, car j'ai eu la chance de pouvoir apprendre le japonais au lycée.

Si je n'étais pas partie avec une idée complètement erronée de ce livre en me plongeant dans sa lecture, peut-être que j'aurais su mieux l'apprécier. Au final, mes inquiétudes sur le genre de ce livre ont mis la puce à l'oreille aux organisateurs du prix, et il a finalement été retiré de la sélection...


Les chroniques de l'érable et du cerisier, tome 1
20,50€ / 416 pages / #ISBN9782812618291