mercredi 7 janvier 2026

La trilogie de la poussière, tome 3 : The Rose Field - Philip Pullman

La trilogie de la poussière, tome 3 : The Rose FieldPhilip Pullman

When readers left Lyra in The Secret Commonwealth she was alone, in the ruins of a deserted city. Pantalaimon had run from her – part of himself – in search of her imagination, which he believed she had lost. Lyra travelled across the world from her Oxford home in search of her dæmon. And Malcolm, loyal Malcolm, too journeyed far from home, towards the Silk Roads in search of Lyra . . . 
In The Rose Field, their quests converge in the most dangerous, breathtaking and world-changing ways. They must take help from spies and thieves, gryphons and witches, old friends and new, learning all the while the depth and surprising truths of the alethiometer. All around them, the world is aflame – made terrifying by fear, power and greed. 
As they move East, towards the red building that will reunite them and give them answers – on Dust, on the special roses, on imagination – so too does the Magisterium, at war against all that Lyra holds dear.

Note : 1,5 / 5

Je n'attendais plus grand chose de cette série, n'ayant pas spécialement aimé les tomes précédents. Forcément j'avais quand même envie de lire la suite mais je peux finalement vous dire que je ne comprends vraiment pas son intérêt et j'ai été tellement déçue...

J'ai eu énormément de mal à me replonger dans ce livre. Le tome d'avant s'arrêtait vraiment d'un coup et c'était très compliqué de reprendre aussi brusquement les aventures de Lyra qui se retrouve au Proche-Orient à la poursuite de Pan et de son imagination.

Après avoir refermé ce livre la pensée qui me vient est : tout ça pour ça ? Le livre est tellement long et il ne se passe tellement rien. Les scènes s'enchaînent, Lyra continue son voyage vers l'Est et le red building où elle pense retrouver Pan. A côté de ça le Magisterium continue ses manigances, déclenche des guerres et semble comme toujours suivre de très près Lyra.

Le problème c'est que... rien ne semble avoir d'importance car on le sait maintenant, l'auteur s'en contre fiche de ce qu'il construit et on ne lui fait plus confiance. Alors à quoi bon ? Rappelons nous, à la fin d'A la croisée des mondes, Lyra et Will sont obligés de se séparer et de rester chacun dans leur monde. Will doit refermer le passage car cela perturbe l'équilibre. Il a d'ailleurs la tâche de refermer le plus de passages possibles grâce à son don. Et bien ça, finalement, on s'en foutait, c'était pas vrai, au contraire même. Maintenant, le fait que le Magisterium ait comme objectif de refermer les passages qu'ils trouvent, c'est très mauvais et c'est ça qui perturbe tout. Sérieusement ?!

Rien ne va dans ce livre en fait. Sans raison au milieu du livre finalement Pan regrette d'être parti. Cette histoire d'imagination ne se règle jamais vraiment. Rien ne se règle. L'auteur balance des faits par ci par là et les oublie ou décide de ne plus en parler. Complique les choses pour rien. Je vous jure ce livre est un espèce de fever dream que l'on lit sans vraiment rien comprendre, juste parce qu'on est attaché à l'univers et ses personnages et que l'on aimerait finir cette série que l'on a commencé. Ou alors l'auteur a essayé d'être deep mais je n'ai rien compris...

D'ailleurs les personnages sonnent faux. Lyra a toujours l'air d'être une gamine de 12 ans. Son amourette bizarre avec Malcolm est du coup super gênante. Tout est vaiment à côté de la plaque dans ce livre. Certains personnages se découvrent des liens de parenté qui viennent de nulle part. Ils évoluent tous de façon tellement étrange et pas naturelle, juste parce que l'auteur en a décidé ainsi. Et le récit a tellement peu d'émotions, son style est si froid que cela n'aide pas vraiment...

Et la fin est vraiment décevante aussi. Tout se règle (ou plutôt pas vraiment) super vite. On déguise tout ça avec une critique de la société de consommation, Lyra retrouve Pan et se fait un ami de son ennemi, mais elle est là un peu paumée dans cet autre monde et rien n'est vraiment réglé. Derrière la porte qu'ils ont franchi, son monde à elle est parti en cacahuète et vraiment on est là on ne sait juste pas mais c'est la fin du livre.

Bref encore une suite qui n'a pas lieu d'être et qui déconstruit tout ce que son auteur a construit avant. Pourquoi ? Ah oui, c'est vrai : *money money*


The Rose Field
sortie en france prévue en septembre 2026 / 640 pages / 9780241458709

mercredi 10 décembre 2025

Série Le Roi Berger - Rachel Gillig

Série Le Roi Berger (The Shepherd King : One Dark Window / Two Twisted Crowns)Rachel Gillig

Dans le royaume de Bourde, la brume dévore tout. Ceux qui la respirent contractent la Fièvre. Mortelle pour la plupart, ceux qui en réchappent développent des dons interdits pour lesquels ils sont pourchassés et exécutés par l'ordre des Destriers. 
Survivante de la Fièvre, Elspeth du Fusain fait tout pour dissimuler son pouvoir à son entourage, mais l'ancienne créature au caractère versatile qui rôde dans son esprit rend cette tâche impossible. 
Sa vie bascule lorsqu'elle rencontre Ravyn d'If, neveu du Roi. 
Propulsée dans un monde d'ombres et d'intrigues, Elspeth accepte de l'aider à lever le sort qui empoisonne le royaume, entrevoyant l'espoir de soigner son propre mal. Ensemble, ils devront rassembler les douze cartes de Providence. Mais tout a un prix, et la créature qui corrompt l'esprit d'Elspeth pourrait bien lui arracher son ultime espoir...

Note : 4,5 / 5


Quasi coup de cœur, cette série m'a plongé dans un univers gothique et mystérieux que j'ai tout de suite adoré. La différence entre les deux tomes m'a beaucoup plu, je me suis énormément attachée aux personnages et j'ai adoré l'histoire autour de cet étrange jeu de cartes. L'ambiance générale de cette série et certaines scènes vont me suivre encore longtemps.

Dans le premier tome nous suivons Elspeth, un personnage fort qui a réussi à cacher la magie qui coule dans ses veines ; du moins jusqu'à sa rencontre avec un certain Destrier, membre de la garde du roi. La magie que l'on attrape dans la brume par une fièvre qui noircit les veines, est interdite dans le royaume. Les contaminés sont traqués par les Destriers et tués. La seule magie autorisée est celle des cartes. Il y en a douze différentes, chacune ou presque existe en plusieurs exemplaires. Lorsqu'on tape une carte trois fois, elle donne certains pouvoirs : une force surhumaine, le pouvoir de disparaître, de contrôler quelqu'un... Mais le Roi berger qui a créé ces cartes est allé trop loin, attirant les foudres de l'Esprit de la Forêt qui recouvra son royaume de cette brume maudite.

Le premier tome est écrit à la première personne et nous permet d'être dans les pensées d'Elspeth et de découvrir qu'il y a une étrange entité qui parasite son esprit et qui lui permet de voir les cartes. Elles ont chacune une lumière différente que peut distinguer Elspeth même à travers les vêtements. Lors de la fête d'équinoxe, Elspeth va malgré elle se retrouver au centre des plans de Ravyn, un Destrier, le neveu du Roi, qui veut réunir les douze cartes pour bannir une fois pour toute la brume et soigner son petit frère.

Bien entendu, ils vont finir par tomber amoureux (c'est d'ailleurs un peu pour cela que ce livre n'est pas un coup de cœur) Leur relation est ok, mais je dois dire que j'ai largement préféré la relation très étrange entre Elspeth et cette entité, ce Cauchemar qui parasite ses pensées ou encore la relation entre Ione et Elm dans le deuxième tome !

Mais l'histoire est vraiment géniale et prenante. J'ai adoré suivre Ravyn, sa famille et ses compagnons, leur double vie. Déguisés en bandits et aidés par le don d'Eslpeth, ils vont partir à la recherche des dernières cartes qu'il leur manque. Les intrigues sont passionnantes et la fin de ce premier tome est vraiment intense.

Le deuxième tome a été mon préféré. Nous suivons différents point de vues, plus seulement celui d'Elspeth, et c'est un aspect que j'ai absolument adoré ! Dans ce deuxième tome Elspeth et Ravyn sont d'ailleurs un peu relégués au second plan et on en découvre plus sur Elm (qui fait partie de la bande à Ravyn et est le second fils du Roi) et Ione (la cousine d'Elspeth) Je suis complètement tombée amoureuse de ces deux personnages et de leur relation qui est selon moi beaucoup plus réussie que celle d'Elspeth et Ravyn. Elm ne supporte pas sa famille qui l'a toujours maltraité, il est pourtant mis sous le feu des projecteurs et va devoir se comporter en Prince pendant que Ravyn et les autres s'enfoncent dans les bois à la recherche de la dernière carte. Ce deuxième tome est tellement intense ! Les scènes sont très visuelles et remarquables. Je l'ai lu très rapidement tellement j'ai aimé.

Si cette série n'est pas un coup de cœur c'est également à cause des cartes. J'ai trouvé que l'auteure n'allait pas au bout des choses. Il existe douze cartes différentes mais seule la moitié est vraiment exploitée et j'ai trouvé ça tellement dommage. Il y a des choses très très intéressantes, notamment autour de la carte de la Maiden (désolée je l'ai lu en anglais je ne sais pas comment cela a été traduit) mais l'auteure aurait pu pousser encore plus loin selon moi !

L'ambiance, l'histoire, les personnages, les complots, la fin... j'ai vraiment tout aimé dans ce livre. J'ai vraiment été passionnée par ma lecture, plongée à 100% dans cet univers de brume et de magie, dans ces mémoires, The Old Book of Alders, dont les chapitres du premier tome commencent par un extrait et qui nous donnent des indices sur les cartes, sur ce Roi berger, et sur le destin d'Elspeth... Une lecture parfaite pour ces mois gris d'hiver.


One Dark Window
9,10€ / 442 pages / 9782385650834